Traitements en fin de vie : rares sont ceux qui précisent leurs souhaits

Traitements en fin de vie : rares sont ceux qui précisent leurs souhaits

Ces souhaits sont censés indiquer jusqu'à quel point et par quels traitements une personne souhaite être maintenue en vie.

Orange avec AFP, publié le mardi 06 février 2018 à 22h50

Selon un sondage publiée ce mardi 6 février, les Français restent rares à coucher sur papier leurs souhaits pour la gestion médicale de leur fin de vie. La loi les y encourage pourtant..

Si en fin de vie vous n'êtes plus capable de vous exprimer, acceptez-vous ou refusez-vous une réanimation cardiaque et respiratoire ? Une dialyse rénale ? Une intervention chirurgicale ? Une alimentation et une hydratation artificielles ? Ce sont les questions posées par le modèle du questionnaire promu par le ministère de la Santé.

D'après un sondage commandé par le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie à l'institut BVA, ils sont 11% à déclarer avoir "déjà rédigé" ces directives, contre 83% qui déclarent ne pas l'avoir fait. Parmi eux, 32% des sondés envisagent de le faire, et 51% ne l'envisagent pas.

58% ne connaissent pas les directives anticipées

Réalisé du 8 au 12 janvier par téléphone auprès de 964 Français âgés de 50 ans et plus, ce sondage montre également que 58% des sondés ne connaissent pas les directives anticipées. Ces souhaits, qui peuvent être rédigés librement, sont censés indiquer jusqu'à quel point et par quels traitements une personne souhaite être maintenue en vie.



La loi du 2 février 2016 sur la fin de vie donne le droit à chacun de refuser par avance, ou de demander à limiter, les traitements et actes médicaux qui prolongent la vie. Après deux ans d'application, cette loi n'a pas abouti à plus de directives anticipées, a constaté le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie.

"Même si le pourcentage n'est pas très élevé et ne bouge pas beaucoup, ce n'est pas une indication que ces directives ne serviraient à rien", a cependant déclaré lors d'une conférence à Paris la présidente de cette instance, Véronique Fournier. "On pose des questions techniques (...) et on voit que ce dont les gens ont envie de parler, c'est de leurs valeurs", a-t-elle expliqué.

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17 commentaires - Traitements en fin de vie : rares sont ceux qui précisent leurs souhaits
  • On peut aussi adhérer à l' ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité) qui se bat pour faire passer une loi de fin de vie digne d'un pays civilisé, et qui fournit sur son site les formulaires de directives anticipées, dont elle garde précieusement un double.

  • Le problème bien souvent provient du fait que les humains se pensent immortels : qui peut dire quand une fin de vie surgit ? Il est toujours plus tard que l'on croit...

  • Pour les prélèvements d'organes , comme je ne désirerais pas que certaines personnes dont je ne peux m'étaler en bénéficient, je remplirais un formulaire de manière que ma volonté soit respectée, et, mes proches sont avertis

    Quelle générosité !

    Une générosité sans faille, je dirai !

  • Pour les personnes qui cherchent une réponse officielle voir sur le site : service-public.fr
    et tapez sa requête dans le champ du haut

  • Moi c'est fait depuis un moment!!!Sans tabous ni états d'âme pour mes proches et ils savent ce que je souhaite ou pas j'en parle facilement!!!!