France

Tourisme à Paris : Valérie Pécresse alerte l’exécutif sur le faible nombre de vols entre la France et la Chine

La présidente de la région Ile-de-France a réclamé à Élisabeth Borne de mettre en place des mesures destinées à augmenter le nombre de touristes chinois à Paris, rapporte Le Figaro. Mi-mars, la Chine a rouvert ses frontières après trois ans de restrictions liées au Covid-19.

Dans une missive envoyée à Élisabeth Borne, Valérie Pécresse se fait la porte-parole de l'inquiétude des professionnels du tourisme. La présidente de la région Ile-de-France a récemment adressé une lettre à la Première ministre dans laquelle elle réclame à l’État et à Air France de nouvelles mesures pour attirer les touristes chinois à Paris, indique Le Figaro. Malgré l’arrêt des restrictions sanitaires liées au Covid-19, mises en œuvre pendant trois ans, et la réouverture des frontières chinoises, le nombre de vols effectués entre les deux pays reste en-deçà du niveau atteint avant la crise sanitaire, en 2019.

"Dans l’hôtellerie, la restauration ou encore le commerce de luxe (…), le manque à gagner est substantiel. Certaines enseignes bien connues réalisent (…) près de 30 % de leur chiffre d’affaires grâce à la clientèle chinoise", s’inquiète l’ancienne candidate LR à l’élection présidentielle. Avant elle, plusieurs patrons du secteur du tourisme avaient exhorté fin avril Emmanuel Macron à un retour à la normale du trafic aérien entre les deux nations, relayait Les Echos.

Bataille entre Air France et les compagnies chinoises

Si Air France a récemment annoncé une augmentation des vols vers Pékin et Shanghai, à compter du 1er mai, la compagnie française ne désire cependant pas revenir au niveau pré-Covid. Elle invoque des raisons de compétitivité. Depuis la guerre en Ukraine, les compagnies aériennes doivent contourner la Russie pour se rendre en Chine. Résultat, un vol s’effectue avec deux à trois heures de plus qu’à l’accoutumée, augmentant de facto les coûts du trajet. Cette interdiction ne frappe pas les compagnies chinoises. Se pose désormais la question d'un éventuel arbitrage de l'exécutif en faveur ou non du secteur du tourisme.

publié le 2 mai à 17h00, Orange avec 6Medias

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