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Toulouse : un an ferme pour le "gilet jaune" qui a visé au laser un hélicoptère de la gendarmerie

Toulouse : un an ferme pour le "gilet jaune" qui a visé au laser un hélicoptère de la gendarmerie
Des heurts entre les "gilets jaunes" et la police le 19 janvier 2019 à Toulouse.

, publié le mardi 22 janvier 2019 à 15h32

Selon le pilote visé par le laser du "gilet jaune" condamné, "il a failli y avoir un crash". Les faits se sont produits lors de l'acte 10 samedi 19 janvier. 

Un "gilet jaune" de 32 ans a été condamné lundi 21 janvier en comparution immédiate à deux ans et demi de prison dont un an ferme par le tribunal correctionnel de Toulouse (Haute-Garonne). La justice lui reproche d'avoir visé avec un laser un hélicoptère de la gendarmerie lors de l'acte 10 des "gilets jaunes" samedi 19 janvier, rapporte La Dépêche du Midi. 



"Ça fait l'effet d'un coup de poing, ça se réverbère dans la cabine", a déclaré le pilote de l'appareil lors de son audition. "Le laser est très puissant. Pour pouvoir continuer, je devais me couvrir les yeux avec mon avant-bras. Il a failli y avoir un crash. L'hélicoptère perdait de l'altitude", a-t-il affirmé. 

"Si l'hélicoptère se crashe, c'est pire qu'AZF"

Selon La Dépêche du Midi, le prévenu a semblé ne pas se rendre compte de la gravité de son geste et a évoqué "un jeu". Avait-il conscience qu'il aurait pu provoquer un crash ? "Je n'en étais pas conscient. Je ne l'ai pas fait délibérément". Le procureur a de son côté estimé  qu'il s'agissait de "faits particulièrement graves. On est au-dessus du Capitole. Si l'hélicoptère se crashe, c'est pire qu'AZF. On est dans une situation de guerre". 



Le manifestant a également visé les forces de l'ordre au sol. Il a ainsi motivé son geste : "J'avais vu sur les réseaux sociaux que les policiers tiraient gratuitement sur les manifestants avec leurs flash-balls. Je visais l'homme derrière l'arme". Le "gilet jaune" de 32 ans a été écroué à l'issue de l'audience. Il est interdit de manifestation à Toulouse durant un an et devra indemniser les gendarmes et policiers visés. 

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