Toulouse : des CRS se mettent en arrêt-maladie pour éviter une mission

Toulouse : des CRS se mettent en arrêt-maladie pour éviter une mission
Une quarantaine de CRS se sont fait porter pâles pour protester contre leurs conditions de travail.

Orange avec AFP, publié le mercredi 23 août 2017 à 21h15

Ils sont une quarantaine à s'être fait porter pâles. Soixante-dix CRS basés à Toulouse devaient partir en mission à Paris pendant trois semaines.

Lundi, ils n'étaient finalement que 27, les autres ayant présenté un certificat médical pour être dispensé, rapporte Le Figaro mercredi 23 août.

Avec cette action coup de poing, les CRS veulent alerter les autorités sur leurs conditions de travail, mais également protester contre une réforme qui risque de les toucher au portefeuille.


"En trois ans, on est passé de 180 jours à 240 jours de missions à l'extérieur, et c'est sans compter les obligations qu'on a en caserne", a expliqué à France 3 le représentant régional du syndicat Alliance CRS, Olivier Candille, qui évoque de nombreuses missions à Nice, Paris, Calais... "On a de plus en plus de missions. On est comme des multiprises", a-t-il déploré. Pour compenser leur absence du domicile familial, les CRS touchent une indemnité journalière de 39 euros, mise en place le 1er janvier 2017. "En général, en un coup de téléphone, ils doivent partir en laissant femme et enfants" pendant plusieurs semaines, a déclaré au Figaro un responsable national du syndicat, Dominique Le Pape. Alors que ces indemnités sont aujourd'hui versées à la fin de chaque mission et ne sont pas imposables, le ministère de l'Intérieur voudrait les rendre imposables et ne les payer que tous les trois mois.

DES CAS DE GALE AU RETOUR DE CALAIS

Les syndicalistes dénoncent également le manque de moyens et leurs conditions sur le terrain. "Aujourd'hui, la flotte de véhicules est dans un état déplorable", selon Dominique Le Pape, tandis qu'Olivier Candille évoque des cas de gale au retour de Calais ou encore le manque d'effectifs qui réduit les temps de repos au minimum. Des plaintes qui rappellent celles d'une association de policiers en colère qui a organisé un concours de photos pour dénoncer les conditions de travail.

Privés du droit de grève, les CRS multiplient ce genre d'actions pour se faire entendre. Le Figaro rappelle par exemple le cas des CRS de la Loire qui avaient obtenu des certificats médicaux avant de partir le 12 août en mission à Orly, en région parisienne.

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