Tests antigéniques : près de la moitié des pharmacies équipées d'ici la fin de la semaine

Tests antigéniques : près de la moitié des pharmacies équipées d'ici la fin de la semaine
(Photo d'illustration)

publié le mardi 03 novembre 2020 à 10h42

Les tests antigéniques, moins performants que les tests PCR actuels, ne nécessitent pas d'analyse en laboratoire, et le résultat peut être connu en 10 à 30 minutes.




Bien plus rapide que les tests PCR, les tests antigéniques sont disponibles depuis la semaine dernière en pharmacie. "J'ai signé l'arrêté qui permet aux pharmaciens, aux médecins de ville, aux infirmiers libéraux, d'acheter, de s'équiper, de réaliser ces tests.

A partir de la semaine prochaine ils devraient le faire", avait annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran sur Franceinfo la semaine dernière. 

D'après l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO), 40% des pharmaciens vont se mettre aux tests antigéniques d'ici à la fin de la semaine et les autres devraient suivre, rapporte Franceinfo mercredi 3 novembre.

Comment ça marche ? 

Moins performants que les tests PCR actuels, les tests antigéniques ne nécessitent pas d'analyse en laboratoire, et le résultat peut être connu en 10 à 30 minutes. Comme pour un test de grossesse, le verdict est rendu sous forme de traits : "Une barre, négatif, deux barres, positif. 

Le prélèvement est réalisé, comme pour les tests PCR, avec un écouvillon dans chaque narine. 

"Une fois que vous avez pris rendez-vous en pharmacie, il vous sera certainement demandé de remplir un document avec toutes les coordonnées pour pouvoir identifier la personne qui fait le test", précise auprès de Franceinfo Gilles Bonnefond, président de l'USPO. Le pharmacien sera équipé d'une surblouse, de la charlotte, du masque, de la visière et des gants.

Pourquoi les médecins sont moins enthousiastes

De leur côté les médecins sont moins convaincus. "Il y a un premier problème, celui du lieu d'examen du patient qui, des fois, n'est pas totalement adapté à un examen qui doit être non-contaminant", regrette sur Franceinfo Jérôme Marty, médecin généraliste et président de l'un de leur représentant, le président du syndicat UFML. "Et puis le deuxième problème est celui de bénéficier de tous les moyens de protection. Cela veut dire qu'il faut s'habiller pour faire ce test, se déshabiller si un autre patient vient pour autre chose et puis se rhabiller quand un nouveau patient vient pour cela", explique-t-il, assurant qu'"on voit que sur le plan du temps passé pour cet examen, cela va considérablement impacter le travail des médecins dans leurs consultations habituelles."

Le médecin réclame ainsi le retour des centres Covid, des lieux dédiés et équipés où les médecins pourraient se relayer pour faire les tests antigéniques.

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