Terrorisme : une note appelle à la vigilance extrême pendant l'été, des personnalités au plus haut sommet de l'État visées

Terrorisme : une note appelle à la vigilance extrême pendant l'été, des personnalités au plus haut sommet de l'État visées©Panoramic (photo d'illustration)

publié le vendredi 23 juillet 2021 à 10h41

Selon les informations d'Europe 1, une note de la Place Beauvau ferait état d'une menace terroriste élevée pesant sur la France cet été. Le chef de l'État et le ministre de l'Intérieur sont expressément cités dans des messages à caractère terroriste sur internet.

Les préfets et services de renseignement seront sur le pont cet été dans le cadre de la menace terroriste qui continue de peser.

Selon Europe 1, vendredi 23 juillet, celle-ci est très élevée, et la France est redevenue la cible de menaces terroristes, cette fois-ci de la part d'une organisation sur internet. Jusqu'à cibler des personnalités publiques de haut rang, au plus haut niveau de l'État. "Le président de la République et le ministre de l'Intérieur sont explicitement visés et cités", précise une note du ministère de l'Intérieur, en date du 21 juillet que détaille Europe 1



Une menace venant directement du sol français

Dedans, le ministère de l'Intérieur appelle à maintenir un niveau de vigilance très élevé pour l'été, avec notamment la reprise progressive des différentes activités économiques et culturelles. Europe 1 rapporte que les caricatures de Mahomet sont toujours au cœur d'un message très explicite venant d'une organisation en particulier. D'après Le Parisien, il s'agit d'Al-Qaida, via sa plateforme médiatique, "As-Sahab". La vidéo date du 15 juillet dernier. Des appels menaçants qui viendraient directement du sol français, visant particulièrement des profils "réceptifs" à la propagande et à ces messages violents. Dans Le Parisien, Pierre de Bousquet, directeur de cabinet de Gérald Darmanin, évoque "un potentiel de diffusion important". Ce dernier insiste sur la menace "endogène", à savoir venant d'individus sur le territoire prêts à passer à l'action. Les autorités redoutent également le début du procès des attentats du 13 novembre 2015, qui doit commencer en septembre et pour une durée neuf mois. De nouvelles consignes seront envoyées aux préfets à ce sujet, conclut Europe 1.

En fin d'année dernière, à la suite de l'assassinat de Samuel Paty, les propos d'Emmanuel Macron avaient crée des crispations dans le monde arabe et au Moyen-Orient. Dans une interview à Al-Jazeera, il avait expliqué "comprendre qu'on puisse être choqué par les caricatures" mais qu'il n'accepterait jamais "qu'on puisse justifier des violences physiques" pour elles. "Je défendrai toujours dans mon pays, la liberté de dire, d'écrire, de penser, de dessiner", résumait-il. 

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