Terrorisme : portrait-robot des jihadistes français morts en Syrie

Terrorisme : portrait-robot des jihadistes français morts en Syrie
Les jihadistes avaient tous en moyenne 28 ans lorsqu'ils sont décédés (photo d'illustration).

Orange avec AFP, publié le vendredi 01 septembre 2017 à 20h49

Une note, que LCI a pu consulter, dresse les caractéristiques communes des 265 jihadistes français qui ont trouvé la mort dans les rangs de Daesh.

Jeunes, connus défavorablement des services de police, majoritairement issus de quartiers dits "prioritaires"... L'unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT) dresse les caractéristiques communes aux Français morts après avoir rejoint les rangs de Daesh.



Selon les analyses de l'UCLAT, envoyées à tous les préfets, leur premier point commun est leur jeunesse.

Ils avaient en moyenne 28 ans lorsque ces 257 hommes et 8 femmes sont décédés, souligne LCI.

CORRÉLATION ENTRE PAUVRETÉ ET RADICALISATION

Les deux plus jeunes sont des frères âgés de 12 et 14 ans originaires de Toulouse et tués en 2015, au cours d'un combat. Les deux plus vieux sont la mère des deux djihadistes Fabien et Jean-Michel Clain, morte à l'âge de 62 ans d'une maladie du foie, et Saïd Arif, tué au cours d'une frappe américaine à l'âge de 60 ans.

Selon l'UCLAT, 52% des combattants français morts dans les rangs de Daesh sont des descendants d'immigrés. Par ailleurs, 48% étaient défavorablement connus de la police pour des petits actes de délinquance.

Avant leur départ, les jihadistes résidaient dans un "quartier prioritaire". L'unité note une "corrélation certaine entre cumul des inégalités sociales, économiques et scolaires, et foyers de radicalisation".

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