Tempête tropicale Maria : la Guadeloupe et la Martinique en alerte

Tempête tropicale Maria : la Guadeloupe et la Martinique en alerte

La plage de Sainte-Anne en Guadeloupe le 8 septembre 2017.

Orange avec AFP, publié le dimanche 17 septembre 2017 à 22h06

MÉTÉO. La Martinique, la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélémy, déjà fortement touchées par Irma, pourraient être balayées par cette nouvelle tempête, qui risque de devenir entre-temps un ouragan de catégorie 1 ou 2 sur 5.

Après avoir subi les ouragans Irma et José, les Antilles s'apprêtent à à être touchées par Maria.

Une tempête tropicale a pris naissance samedi 16 septembre au sud-est des Antilles et se dirige vers le nord-ouest. Elle était située dimanche 17 septembre en début d'après-midi, heure de Paris, à 655 km des Caraïbes.

Selon Météo France, la tempête tropicale "Maria s'intensifie en s'approchant de l'arc antillais. Le centre du système est prévu à proximité immédiate de la Guadeloupe en seconde partie de nuit de lundi à mardi. Maria serait alors au stade d'ouragan de catégorie 2". La Guadeloupe et la Martinique ont été placées en vigilance orange cyclonique par l'institut météorologique.

INCERTITUDES

Météo France précise que "les incertitudes sur la trajectoire et l'intensité finale restent importantes et ne permettent pas à cette heure de préciser les impacts sur la Guadeloupe. Ainsi, il n'est pas totalement exclu que Maria atteigne la catégorie 3 à son passage au plus près de la Guadeloupe."

"Dès ce lundi 18 septembre, Météo-France prévoit pour la Guadeloupe une forte houle, des vents violents, avec rafales jusqu'à 200 km/h, de fortes pluies pouvant aller jusqu'à 400 mm par endroit", a fait savoir la préfecture dans un communiqué à la mi-journée. Par "mesure de précaution" et "ce jusqu'à nouvel ordre", les établissements scolaires resteront fermés et le préfet a par ailleurs demandé à la population de se préparer.



Saint-Martin et Saint-Barthélemy, déjà dévastées après le passage il y a une dizaine de jours de l'ouragan Irma, sont placées en vigilance jaune. "Le scénario le plus probable est un passage de Maria à un stade d'ouragan de catégorie 3 à une distance d'environ 150 km de Saint Martin et Saint-Barthélemy. On ne peut cependant exclure totalement un passage plus près, à 100 km ou moins", souligne Météo France.

110 SAPEURS-SAUVETEURS ENVOYÉS EN GUADELOUPE

Avec une puissance de Maria évaluée "entre 2 et 3", "cela montre évidemment que nous aurons des difficultés importantes", a de son côté affirmé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. En effet, "la Guadeloupe était le centre logistique à partir duquel nous pouvions alimenter l'île de Saint-Martin et organiser l'ensemble des rotations aériennes et des approvisionnements", a-t-il souligné lors d'un point de situation à Paris.

Mais "les moyens déjà disposés vont permettre de gérer les choses", a-t-il assuré, alors que le gouvernement a été accusé d'un manque d'anticipation lors du passage de l'ouragan Irma. "Nous avons depuis hier (samedi) envoyé de nouveaux moyens de la protection civile" et "dès ce soir 110 militaires de la protection civile vont partir sur zone", a-t-il annoncé, rappelant qu'"environ 3.000 personnes" se trouvent sur place "pour gérer les problèmes de sécurité, recommencer la reconstruction et veiller à l'approvisionnement".

"Dans les prochaines heures nous projetons de pouvoir envoyer jusqu'à 400 à 500 personnes pour venir encore en renfort" si besoin, a-t-il ajouté. "Depuis hier nous avons anticipé ce qui peut se produire", a-t-il assuré. "Nous avons réuni une cellule interministérielle de crise à midi" et "nous en tiendrons une" lundi, a-t-il indiqué. Une réunion interministérielle est prévue mercredi.

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21 commentaires - Tempête tropicale Maria : la Guadeloupe et la Martinique en alerte
  • COURAGE à vous tous habitants des Antilles. Sommes de tout coeur avec vous.

  • A noter que les mêmes listes sont réutilisées tous les six ans, à un détail près : le prénom d'un ouragan ayant fait de nombreuses victimes, par sa violence et les dégâts provoqués, ne sera pas repris.

    Le nom est retiré de la liste et remplacé par un autre du même genre et débutant par la même lettre. Ainsi, il n'y aura donc plus de Katrina, Rita ou Mitch.

  • La petite HISTOIRE des PRÉNOMS des cyclones et des ouragans.
    Jusqu'au début du XXème siècle, les ouragans qui frappaient les îles espagnoles des Caraïbes étaient nommés selon le saint patron du jour.

    La première tempête tropicale à avoir été baptisée l'a été en Australie au début du XXème siècle par un météorologue, Clément WRAGGE, qui l'a affublée du nom d'un politicien qu'il n'aimait pas, puis du nom de certaines personnalités politiques qu'il n'aimait pas; légende amusante ou exacte vérité, on ne sait vraiment.

    En tous cas, c'est toujours à cette époque que les marins de la flotte américaine, qui sont les véritables initiateurs de l'emploi de ces prénoms pour les phénomènes naturels, et notamment les cyclones, ont imaginé d’officialiser l'utilisation de l'alphabet phonétique pour les repérer. Cet alphabet était alors celui employé dans les services de transmission.

    Mais de manière moins officielle, quoique très répandue, les marins américains ont rapidement pris l'habitude de personnaliser les dépressions ou tempêtes qu'ils rencontraient par d'autres noms ou prénoms. Si elles faisaient peu de dégâts et que le vaisseau et son équipage s'en sortaient bien, on lui attribuait rapidement le prénom de la " girl friend " (petite amie) de l'un, de l'épouse de l'autre.

    Ainsi l'usage des prénoms, le plus souvent féminins car donnés par des sociétés exclusivement composés d'hommes, des marins, a commencé à se généraliser dans les milieux des transmissions militaires de certains pays.

    Le principe de base était simple : donner aux cyclones tropicaux des noms courts et familiers, faciles à mémoriser, afin de pouvoir communiquer plus facilement dans les transmissions.

    C'est en 1949 qu'il fut décidé de l'officialiser dans la vaste zone atlantique et en 1950 le Bureau météorologique américain donna systématiquement un nom aux cyclones, et pendant deux ans ils seront baptisés selon l'alphabet phonétique.

    A partir de 1953, ils utiliseront des prénoms féminins pour "rejoindre" la tradition des marins américains.

    À la fin des années 70, il y eut un changement plus radical. En effet, les cyclones qui sont toujours des phénomènes naturels dangereux, dévastateurs et redoutés, ont aussi des comportements dans leur déplacement que certains jugent " fantasques " ou « capricieux ", avec une façon d'" errer sans but ", de " changer fréquemment d'avis ", expressions jugées particulièrement désobligeantes par les mouvements féministes de l'époque. Aux États-Unis, les fameux et actifs Women's Lib', s'en émurent, protestèrent énergiquement et ont enfin obtenu que la liste des noms des cyclones tropicaux comprennent aussi des prénoms masculins.

    C'est donc en 1979 que les listes actuelles furent créées. Les prénoms ont été alors alternativement masculins et féminins, rangés par ordre alphabétique.

    Il existe pour l'Atlantique Nord six listes annuelles de prénoms, établies par le Centre national des ouragans (NHC) de Miami (Floride). Chacune compte 21 prénoms anglais, espagnols et français, en référence aux pays bordant l'Atlantique.
    La première tempête tropicale de la saison porte un prénom commençant par un "A". Les lettres Q, U, X, Y et Z sont exclues, car il n'y avait pas assez de prénoms leur correspondant.

    Les années paires, le premier prénom est masculin, les années impaires, il est féminin.

    Dans certaines régions du globe, on utilisait naguère l'année et le rang du cyclone, tel 9025, qui fit tant de dégâts en 1990 aux Philippines (et 500 victimes) qu'il fut baptisé MIKE. Cette série de 4 chiffres (année et numéro du cyclone depuis le début de la saison) était aussi utilisée par le centre CMRS de New Delhi, précédé par la mer concernée : exemple BOB 9101, 1er cyclone de l'année 1991 dans le Golfe du Bengale (ou Bay of Bengal en abrégé BOB), qui fit plus de 120 000 morts au Bangladesh ! Dans cette zone du nord de l'Océan Indien, on distinguait ainsi les cyclones du Golfe du Bengale, commençant par B ou BOB, de ceux du Golfe d'Arabie, commençant par A. Mais depuis plusieurs années, les prénoms sont aussi utilisés dorénavant.

  • Le mauvais sort s'acharne sur eux ! quelle angoisse ,courage !

  • La température de l'eau ne favorise pas ces lieux où des Cyclones ou des Ouragans se manifestent à des moments où pour ces gens déjà sous un tel choc... Ne puissent pas être à nouveau sous cette galère...

    Que ce cyclone soit dérouté, où qu'il ne puisse pas faire trop de dégâts s'il se maintenait sur la direction de lieux déjà bien détruits par la puissance d'Irma.. 5 qui a mis ce pays en grande difficulté et des habitants qui ont envie de se relever...
    Ayant suivi un petit reportage les concernant.... Tout notre soutien aux populations concernées... Et qu'il ne se renforce pas à la puissance d'Irma...