Tempête Alex : le fils du couple d'octogénaires portés disparus sort du silence

Tempête Alex : le fils du couple d'octogénaires portés disparus sort du silence
©Panoramic

, publié le lundi 05 octobre 2020 à 18h40

Éric Borello s'est confié auprès de Nice-Matin. Il n'a plus de nouvelles de ses parents, disparus depuis que la tempête Alex a ravagé leur domicile.

Il perd espoir quant à leur potentielle survie.

Le désespoir d'un fils qui peine à rester positif quant à l'avenir de ses parents. Dans les colonnes du quotidien régional Nice-Matin, Éric Borello ne cache pas sa résignation. Ses parents, Léopold et Josette Borello, n'ont plus donné de nouvelles depuis vendredi 2 octobre. Habitant dans la ville de Roquebillière dans les Alpes-Maritimes, leur maison a été touchée de plein fouet par la tempête Alex qui a causé de graves dégâts dans tout le département. Les images du domicile, emporté par la tempête, avaient choqué tout le pays.


Le dernier contact entre les parents et leur fils fût assez bref mais surtout inquiétant. « Vendredi après-midi, j'ai eu ma mère au téléphone tous les quarts d'heure. Vers 15h30, elle m'a dit : 'Eric, c'est catastrophique ! L'eau monte sur le chemin. On se sent en danger' », raconte-t-il.

Les dernières échanges ont eu lieu à 17h17. Josette Borello lui aurait alors annoncé qu'elle prenait quelques affaires pour ensuite se rendre chez leurs voisins. Depuis, le silence radio inquiète forcément la famille. Le fils perd peu à peu espoir. « Mes parents sont portés disparus, mais je sais que c'est fini. Ils sont morts. J'ai compris quand j'ai eu confirmation qu'ils étaient dans la maison jusqu'au dernier instant », confie-t-il à Nice-Matin.

Une zone où les interventions sont difficiles

Face à l'urgence de la situation, Éric Borello a tenté de rentrer en contact avec les autorités. Il a notamment pu échanger avec un pompier présent sur place. Ce dernier lui aurait expliqué que le seul moyen pour sauver ses parents restait l'hélitreuillage. « Mais il m'a dit que les hélicos ne pouvaient pas voler », se souvient-il.

Certains témoignages auraient affirmé que ses parents auraient refusé de quitter le domicile familiale. Des fausses accusations aux yeux de leur fils : il pense qu'en voulant sauver certains souvenirs, ils ont perdu un temps qui aurait pu leur être précieux au moment de quitter les lieux.

Résigné, Éric Borello ne nourrit plus l'espoir que ses parents aient survécu. « Il n'y aura plus de Noël, plus de grandes tables, de repas de famille. » Il préfère en garder un dernier souvenir positif. « Ils sont partis ensemble après une longue vie d'amour. C'est ce que je me dis pour adoucir mon chagrin. »

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