Télétravail : 15% des chefs d'entreprise refusent de s'y plier

Télétravail : 15% des chefs d'entreprise refusent de s'y plier
Selon un sondage commandé par le ministère du travail, 15% des patrons refusent le télétravail à leurs salariés

, publié le jeudi 12 novembre 2020 à 10h57

Selon une étude Harris Interactive, 15% des patrons refusent le télétravail à leurs salariés alors qu'il serait possible dans la majorité des cas.

Une des principales directives annoncées en même temps que le confinement par Emmanuel Macron le mercredi 28 octobre a été la généralisation du télétravail. La ministre du Travail Elisabeth Borne avait rappelé le lendemain lors d'une conférence de presse que le télétravail était "une obligation" et "pas une option".

"Cette obligation sera inscrite dans la nouvelle version du protocole national en entreprise", avait-elle prévenu.


Pourtant, quinze jours plus tard, une étude Harris Interactive commandée par le ministère du Travail montre que certains patrons sont récalcitrants. "45% des salariés du secteur privé ont fait du télétravail et 23% l'ont fait à 100% du temps", précise Elisabeth Borne.

Mais, d'après le sondage 15% des salariés à avoir travaillé en présentiel indiquent que c'est parce que leur employeur ne les a pas autorisés à télétravailler, même partiellement. Pourtant ces salariés estiment qu'il peuvent réaliser certaines tâches à distance.

40% des agents de l'Etat sont en télétravail

De son côté, la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, a indiqué jeudi que "40% des agents de l'État, hors éducation nationale" exercent actuellement en télétravail, soit une progression de "12 points" par rapport à la semaine dernière.

"Aujourd'hui, 40% des agents de l'État, hors éducation nationale, télétravaillent. C'est 12 points de plus que la semaine dernière", a déclaré Mme de Montchalin sur Sud Radio.

Cependant, les agents de l'État ne pourront "jamais être à 100%" en télétravail afin de garder ouverts "les guichets de la CAF, les guichets de l'assurance vieillesse, les guichets de Pôle emploi, et bien sûr nos écoles", a précisé la ministre.

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