Telegram : trois hommes soupçonnés de propagande jihadiste auraient été arrêtés

Telegram : trois hommes soupçonnés de propagande jihadiste auraient été arrêtés
Les hommes arrêtés sont suspectés d'avoir eu une "activité intense" en faveur du groupe État islamique sur l'application de messagerie chiffrée Telegram (Illustration).

Orange avec AFP, publié le mercredi 20 décembre 2017 à 10h30

JUSTICE. Les suspects représentaient plus de la moitié de la propagande française en faveur du groupe État islamique (EI) encore active sur la messagerie cryptée, selon Europe 1.

Deux hommes ont été arrêtés à Roubaix (Nord) et mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste" et placés en détention provisoire en région parisienne le 8 décembre dernier, rapporte Europe 1 mercredi 20 décembre.

Ils sont soupçonnés d'avoir eu une "activité intense" en faveur du groupe jihadiste EI sur l'application de messagerie cryptée Telegram. Une information confirmée par Le Figaro et Franceinfo.



Âgé de 31 ans, l'un d'entre eux était en lien avec des responsables de la propagande de Daech en zone irako-syrienne, toujours selon Europe 1. S'il ne s'est jamais rendu sur place, il a effectué un séjour de quelques semaines en Égypte avant l'été et animait jusqu'à dix comptes différents et tentait de recruter de nouveaux relais. Le second est âgé de 18 ans. Il a créé son premier compte à 15 ans, et faisait des allers-retours entre la Belgique, où il réside, et Roubaix, où il travaille.

"À eux seuls, les deux hommes représentaient plus de la moitié de la propagande française encore active sur Telegram", selon Europe 1. Durant plusieurs par jour, ils envoyaient des messages, images et vidéos faisant l'apologie de Daech sur des groupes de discussions qui regroupaient entre 30 et 50 membres. Une activité tellement intense que les magistrats ont considéré que cela dépassait largement le stade de "l'apologie du terrorisme", d'où leur mise en examen pour "association de malfaiteurs terroriste".

Un troisième homme a également été arrêté, a précisé par la suite la station. Interpellé près de Douai, il a été mis en examen pour "apologie du terrorisme".

Moyen de communication très prisé par Daech, Telegram a notamment servi à Rachid Kassim, qui a été l'un des principaux propagandistes francophones de l'EI, à téléguider des attentats. Il est vraisemblablement mort début 2017 dans un bombardement de la coalition contre l'organisation jihadiste en Irak. Kassim avait notamment été en contact via Telegram avec Larossi Abballa, qui a assassiné en juin 2016 un policier et sa compagne dans leur pavillon de Magnanville, en banlieue parisienne, et avec le commando de femmes arrêté en septembre 2016 et soupçonné d'avoir préparé un attentat à la voiture piégée non loin de la cathédrale Notre-Dame à Paris.

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