Tariq Ramadan reconnaît une relation avec l'une des plaignantes

Tariq Ramadan reconnaît une relation avec l'une des plaignantes
Tariq Ramadan au Bourget, le 6 avril 2015

Orange avec AFP, publié le jeudi 19 avril 2018 à 09h16

L'islamologue niait jusque-là toute relation avec les plaignantes, dénonçant une "campagne de calomnie".

Confronté aux éléments présentés par l'un des plaignantes, Tariq Ramadan reconnaît avoir entretenu "une relation" avec elle, a indiqué jeudi 19 avril son avocat sur Europe 1. Écroué à la prison de Fleury-Mérogis, dans l'Essonne, depuis sa mise en examen pour viol et viol sur personne vulnérable, l'islamologue est accusé par trois femmes en France, une en Suisse et une aux États-Unis.


"Tariq Ramadan reconnaît avoir eu une relation avec cette femme, mais ça n'est pas celle qu'elle décrit", a expliqué Me Emmanuel Marsigny, parlant de la plaignante surnommée Marie.

Cette dernière s'était signalée début mars, affirmant avoir subi de multiples viols entre 2013 et 2014 en France, à Bruxelles et à Londres. Cette Lilloise a décrit dans sa plainte des rapports sexuels très violents sous la contrainte, le plus souvent dans des hôtels en marge des conférences à succès du prédicateur, selon un scénario similaire à celui raconté par les autres plaignantes.

Les enquêteurs analysent les enregistrements audio et les messages qu'elle leur a fournis, ainsi qu'une robe noire tachée de sperme, selon une source proche du dossier. Mercredi, une expertise a été ordonnée par les juges pour vérifier si cette tache correspond à l'ADN de M. Ramadan, a ajouté cette source.

C'est la première fois que Tariq Ramadan reconnaît une relation extra-conjugale, et il continue par ailleurs à nier toute relation avec les deux premières plaignantes, avec qui il affirme n'avoir partagé qu'un café, rappelle Europe 1.

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