Tariq Ramadan reconnaît des "défaillances morales" mais clame son innocence

Tariq Ramadan reconnaît des "défaillances morales" mais clame son innocence
Tariq Ramadan, le 26 mars 2016, à Bordeaux

Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 06 septembre 2019 à 11h25

Mis en examen pour deux viols, l'islamologue suisse est visé par une nouvelle plainte en France. Il admet des "contradictions" dans son comportement, disant avoir fait son "examen de conscience".

Tariq Ramadan a contesté les multiples accusations dont il fait l'objet à l'antenne de RMC-BFMTV, ce vendredi 6 septembre. L'essayiste a déclaré avoir "été en contradiction avec certains de ses principes", alors qu'une nouvelle plainte a été déposée à son encontre pour un viol en réunion en 2014, ce qui pourrait entraîner d'autres poursuites et menacer sa liberté retrouvée après des mois de prison. 


"J'ai des excuses à présenter, à ma famille, à Dieu, à tous ceux dans la communauté musulmane qui ont pu être déçus" a t-il commenté, disant mener en parallèle un "combat pour l'innocence". "Si on peut avoir des défaillances morales, ça ne veut pas dire que vous êtes coupable sur le plan du droit", a t-il soutenu avant de comparer cas à l'affaire Dreyfus. "Dans ce pays, on a diabolisé et déshumanisé un homme (...) La France de 1897 unanimement avait tort contre Dreyfus", a t-il affirmé.

Une nouvelle procédure a conduit le parquet de Paris à délivrer le 26 juillet un réquisitoire supplétif dans l'enquête visant l'intellectuel musulman pour "viol en réunion" et "menaces ou actes d'intimidation pour déterminer une victime à ne pas porter plainte ou à se rétracter".

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