Suspension des soignants non vaccinés : des communes plus durement touchées par la désertification médicale

Suspension des soignants non vaccinés : des communes plus durement touchées par la désertification médicale
Depuis le 15 septembre, l'obligation vaccinale contre le Covid-19 est entrée en vigueur pour les soignants

publié le lundi 25 octobre 2021 à 18h40

Certaines communes, déjà touchées par la désertification médicale, risque d'être encore plus touchées par le phénomène.

Le 15 septembre dernier, l'obligation vaccinale contre le Covid-19 est entrée en vigueur pour 2,7 millions de professionnels : hôpitaux, maisons de retraite, soignants libéraux, aides à domicile, pompiers, ambulanciers.

A cette date, une petite minorité n'avait toujours pas reçu de première dose.Sans justifier d'une première injection, d'une contre-indication vaccinale ou d'une contamination récente, les contrevenants "ne peuvent plus exercer leur activité", selon la loi du 5 août. Cela doit se traduire par la suspension immédiate du contrat de travail, sans rémunération - à moins d'utiliser des jours de congés pour retarder l'échéance.


Désertification médicale
Parmi ces contrevenants figure l'une des trois médecins de la commune de Pleudihen-sur-Rance, en Bretagne, rapporte France Info. La commune de 4.000 habitants, déjà touchée par la désertification médicale, va voir son quotidien et celui des 1.500 patients du médecin chamboulé si elle venait à être suspendue. 

Le docteur Françoise Van Dien, médecin homéopathe, n'entend pas se faire vacciner contre le Covid-19. "En ce qui me concerne, pas question. Je compte sur mon immunité et veux qu'on respecte ma position. Je ne suis pas anti-vaccination mais contre le fait qu'on oblige les gens à se faire vacciner", a-t-elle déclaré.

Une attitude que dénonce le président de l'Association des maires ruraux de France (AMRF), Michel Fournier. Lundi, il a déclaré sur France Info que les médecins qui refusent de se faire vacciner ont une "responsabilité personnelle" vis-à-vis de leurs patients.

Il pense que la généraliste "doit avoir un regard particulier par rapport à sa non décision de se faire vacciner". 

"On est dans un Etat de droit et chacun doit avoir une conscience républicaine qui fait qu'à un moment donné, on passe outre des choses avec lesquelles on n'est pas forcément d'accord, parce que ce sont des règles de société", a déclaré le président de l'AMRF, qui a défendu la vaccination obligatoire pour les personnels soignants. 

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