Forains: situation calme au Mans après les affrontements, menace de blocages

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Norman Bruch (g), président du syndicat des forains Cidunati, parle aux forces de l'ordre, le 25 mars 2019 au Mans
Norman Bruch (g), président du syndicat des forains Cidunati, parle aux forces de l'ordre, le 25 mars 2019 au Mans
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© AFP, JEAN-FRANCOIS MONIER

AFP, publié le mardi 26 mars 2019 à 10h04

La situation était calme mardi matin au Mans au lendemain d'affrontements entre forces de l'ordre et forains qui menaçaient toutefois de bloquer la gare dans l'après-midi en l'absence d'accord, a constaté un journaliste de l'AFP. 

"J'ai annoncé que si, avant midi, on n'a toujours pas un écrit, on ira bloquer la (gare) TGV. On veut un accord sur la pérennité de la fête au Mans, il y a 65 familles sur la paille", a déclaré Norman Bruch, du syndicat des forains Cidunati et leader de la fronde. 

Les forains protestent contre l'interdiction de s'implanter en centre-ville du Mans, la mairie préférant qu'ils soient à l'extérieur, essentiellement pour des questions de sécurité et en raison de la taille grandissante des attractions. 

Lundi matin, de violents affrontements ont éclaté près de la mairie obligeant les forces de l'ordre à faire usage de tirs de gaz lacrymogènes. Environ 500 forains, venus de plusieurs endroits de France, étaient présents lundi, selon la préfecture de la Sarthe. 

Le leader syndical a annoncé que les forains ne retourneraient pas au Panorama, lieu retenu par la mairie qui y a investi 900.000 euros. "La  balle est dans leur camp. Je pense qu'il (Stéphane Le Foll, maire socialiste du Mans, ndlr) a compris qu'on était têtus", a dit M. Bruch.

Le maire avait opposé lundi soir une fin de non recevoir, refusant toute discussion "sous la pression ou la violence".

Les forains menacent également de mener des blocages sur les routes et de filtrer l'autoroute, alors que le Mans est un important nœud de communication autoroutier et ferroviaire de l'Ouest.  

Les forains estiment que l'éloignement des centre-villes leur fait subir un important préjudice financier. 

"Par expérience, à chaque fois qu'on est relégués à l'extérieur de la ville, la fête foraine meurt: les gens n'ont pas le moyen de locomotion pour aller à l'extérieur, ils recherchent la proximité et ce n'est plus un passage passant", a déclaré Martial Gouin, basé en Bretagne et président de l'association Le manège enchanté. Selon lui, 250 fêtes foraines ont disparu en Bretagne ces 25 dernières années. 

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