Strasbourg : un adolescent blessé en marge de la manifestation des "gilets jaunes"

Strasbourg : un adolescent blessé en marge de la manifestation des "gilets jaunes"
Des CRS face à des "gilets jaunes" à Strasbourg, le 13 janvier 2019.

Orange avec AFP-Services, publié le dimanche 13 janvier 2019 à 19h20

Selon des témoins, le garçon de 15 ans aurait reçu un tir de flashball en plein visage et souffre d'une fracture de la mâchoire.

Un adolescent, âgé de 15 ans, a été blessé au visage samedi 12 janvier en marge d'un rassemblement de "gilets jaunes", émaillé d'incidents à Strasbourg, a-t-on appris dimanche auprès de la police.

Le garçon a été pris en charge samedi vers 16h30, puis conduit à l'hôpital où il a subi une intervention chirurgicale, a précisé la police, qui n'était pas en mesure dimanche de déterminer la nature et les circonstances de la blessure.

Selon un commentaire accompagnant la vidéo, il "a reçu un tir de flashball (lanceur de balles de défense, LBD) en plein visage". Un des auteurs des photos, affirmant avoir été témoin de la scène, avance qu'il a été blessé alors qu'il était "venu faire du shopping". 

Selon une source proche des secours, "la blessure serait due à un tir de (LBD).

C'est assez grave, c'est toute la mâchoire qui est atteinte", a-t-elle dit. 

"Je suis en colère, j'en veux à la police"

"C'était un passant et pas un manifestant", a ajouté cette même source. Le garçon sera examiné par "un médecin légiste pour déterminer la blessure", a ajouté la police. Les faits ont été signalés au parquet de Strasbourg par une commissaire de permanence, a-t-on précisé. 

"Soit la responsabilité (des policiers) est engagée et le parquet peut saisir l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour déterminer les circonstances des faits, soit la nature de la blessure n'est pas en lien avec (un tir de LBD) et une enquête sera ouverte pour en déterminer la cause, soit c'est accidentel", a développé la police.

Selon la police, le garçon était toujours hospitalisé dimanche aux urgences pédiatriques, où sa mère s'est rendue samedi. "Je suis en colère, j'en veux à la police", a expliqué cette dernière sur France 3 Grand-Est, affirmant que son fils "n'est pas un casseur".


"Je comprends que les policiers soient excédés, je comprends qu'ils soient fatigués... Tout le monde en ras-le-bol de cette situation, mais il ne faut pas qu'ils mélangent tout le monde, c'est tout", s'insurge-t-elle.

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