Stéphane Bern demande l'arrêt de l'élevage de poules en batterie

Stéphane Bern demande l'arrêt de l'élevage de poules en batterie
L'animateur Stéphane Bern, le 10 février au Luxembourg.

Orange avec AFP, publié le lundi 11 décembre 2017 à 17h40

VIDÉO. Stéphane Bern participe à la dernière campagne de l'association pour la protection des animaux L214.

Dans leur viseur ? L'élevage de poules pondeuses en cage.

"Ces images sont choquantes, mais nous avons le devoir de les regarder puisqu'en bout de chaîne, la responsabilité se trouve du côté du consommateur", déclare l'animateur dans une vidéo diffusée ce lundi 11 décembre par L214. "Et surtout, n'oublions pas que les œufs ne sont pas seulement vendus dans les boîtes en supermarché, mais aussi dans les plats préparés, les biscuits, les pâtisseries..."



Des images d'un élevage des Côtes d'Armor, filmées fin novembre, sont également diffusées. On y voit un hangar insalubre où 138.000 poules pondeuses vivent entassées dans des cages à perte de vues, avec pour vivre "l'espace d'une feuille A4", selon Stéphane Bern. On aperçoit également des cadavres de poules traîner dans les cages, parfois en état de décomposition.

L'association a indiqué à l'AFP son intention de déposer une "plainte pour mauvais traitements auprès du tribunal de grande instance du département des Côtes d'Armor" et d'introduire "un recours en responsabilité contre l'État pour faute du fait de son inaction/tolérance aux manquements" dont s'est rendu coupable, selon elle, le propriétaire de l'élevage.

UNE PÉTITION LANCÉE

"Plus de deux tiers des œufs proviennent d'élevage de ce type", poursuit Stéphane Bern. "C'est une intolérable souffrance vécue par 30 millions de poules pondeuses par an. 90% des Français sont favorables à l'interdiction des élevages en cage, nous devons l'inscrire dans la loi. Pour y parvenir, signez avec moi la pétition stopcages.com adressée au gouvernement pour dire stop aux élevages en cages", ajoute-t-il.

"Pour encourager le gouvernement à prendre la décision d'interdire l'élevage en cage des poules pondeuses pour des raisons éthiques, nous lançons (...) un site avec une pétition adressée au président Emmanuel Macron", indique l'association dans un communiqué diffusé lundi.

À quelques jours de la clôture des États généraux de l'alimentation, L214 rappelle que lors de son discours d'octobre à Rungis, Emmanuel Macron avait pris position au sujet des œufs en cage. Il avait, devant les agriculteurs et les patrons de la grande distribution, rappelé son engagement pris pendant la campagne présidentielle "que les œufs vendus aux consommateurs ne seraient issus que d'élevages en plein air d'ici 2022".



Pour L214, cela constitue un "pas en avant", mais l'association souligne que "l'immense majorité des supermarchés s'y est déjà engagée (d'ici 2020 ou 2025)" et affirme que les volumes d'oeufs de table vendus en supermarchés comptent "pour moins de 50% de la totalité de la consommation d'oeufs en France".

Un chiffre presque en ligne avec les dernières données dont dispose le Syndicat national des industriels et professionnels de l'oeuf (SNIPO), qui chiffre à 50% les achats d'oeufs coquilles par les ménages français, à 38% les oeufs utilisé pour fabriquer des ovoproduits et à 8% les oeufs utilisés dans la restauration.

L214 souligne que les oeufs destinés à l'industrie et à la restauration, contrairement aux œufs de table, "sont commercialisés sans traçabilité du mode d'élevage pour le consommateur". Elle estime que le projet évoqué par Emmanuel Macron ne va "pas plus loin que celui déjà affiché par l'interprofession".

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