Stations de ski : le gouvernement vise une ouverture des remontées le 7 janvier

Stations de ski : le gouvernement vise une ouverture des remontées le 7 janvier
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, publié le vendredi 11 décembre 2020 à 13h20

Les acteurs économiques de la montagne vont encore devoir attendre avant d'espérer le retour massif de leur clientèle. Du côté de l'exécutif, l'échéance du 7 janvier a été annoncée, avec prudence.

Le monde de la montagne restera bien calme en ces vacances de fin d'année.

Quelques minutes après une décision du Conseil d'Etat qui a confirmé la fermeture des remontées mécaniques, le gouvernement a indiqué qu'il envisage une réouverture des domaines skiables à partir du 7 janvier, sous réserve d'amélioration de la situation sanitaire.

"Le Premier ministre a indiqué que l'ouverture prévisionnelle pourrait se faire à partir du 7 janvier sous réserve que les conditions sanitaires le permettent", c'est-à-dire "si le reflux" de l'épidémie "se poursuit", a déclaré le secrétaire d'Etat au tourisme Jean-Baptiste Lemoyne, à l'issue d'une visio-conférence avec plusieurs élus et acteurs de la montagne. 

"Cela se fera dans le cadre de la mise en place de protocoles sanitaires", a-t-il précisé, en relevant que le gouvernement craignait avant tout "le brassage excessif de personnes venant de partout".

Bon niveau d'embauche des saisonniers, mais des vallées entières au point-mort

Alors que la fermeture pendant la période de Noël a suscité la colère et l'inquiétude du monde de la montagne, le gouvernement a dévoilé de nouveaux dispositifs d'aides, portant le total de l'accompagnement au secteur à 400 millions d'euros selon Jean-Baptiste Lemoyne.

Ainsi, quelque 12.000 commerces "situés dans une zone de montagne" seront éligibles au fonds de solidarité renforcé, y compris les commerces alimentaires ou encore les agences de location immobilière, a souligné Jean-Baptiste Lemoyne. Les moniteurs de ski, "les fameux pulls rouges", "seront aussi éligibles au fonds de solidarité", a-t-il précisé.

Jean-Baptiste Lemoyne a aussi rappelé que les dispositifs d'activité partielle, sans reste à charge pour les employeurs, continuaient à s'appliquer "tant que la fermeture des remontées est en place". Selon M. Lemoyne, "les remontées ont embauché 95% de leurs saisonniers". "Le taux d'embauche des saisonniers est aussi très important dans les magasins, de 85 à 90%", a-t-il ajouté. En parallèle vendredi, le Conseil d'État a rejeté la saisine des exploitants de remontées mécaniques, collectivités locales et régions de montagne, confirmant le maintien de la fermeture des remontées mécaniques.


Dans sa décision, le Conseil d'Etat relève que l'épidémie de Covid-19 se maintient à un niveau élevé, qui crée une forte pression sur le système de santé, notamment dans les régions où se pratiquent les sports d'hiver. Il juge ainsi que la mesure contestée, qui a pour objectif de limiter les contaminations supplémentaires occasionnées par des flux importants de déplacements, ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés invoquées par les requérants

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