Stationnement à Paris : les 5.000 amendes illégales seront remboursées

Stationnement à Paris : les 5.000 amendes illégales seront remboursées

Un agent verbalisateur de Streeteo à Paris, le 21 mars 2018.

Orange avec AFP, publié le mercredi 04 avril 2018 à 15h06

Certains agents de la société Streeteo n'ont pas prêté serment au tribunal : leurs amendes n'ont pas de valeur légale.

La société Streeteo a infligé quelques 5.000 contraventions illégales à Paris, s'attirant de multiples critiques et une plainte en justice, a indiqué mardi 3 avril la Ville de Paris, qui s'est engagée à les rembourser.

"A la mi-avril, une plateforme permettra à chacun de pouvoir vérifier s'il fait partie des 5.000 qui seront remboursés", selon un communiqué de la Ville publié à l'issue d'une réunion avec les deux entreprises privées -Streeteo (Indigo) et Moovia (Urbis Park)- chargées du contrôle du stationnement depuis le 1er janvier.

Le nombre de FPS (forfaits post-stationnement) -le nom officiel des amendes- distribués par des agents non assermentés, et donc illégaux, "est estimé à près de 5000", a indiqué la mairie qui précise que les irrégularités concernent "moins de 1% des FPS apposés".

Faux et escroquerie

La société Streeteo est au centre de polémiques a répétition depuis le début de l'année, après des révélations sur des contrôles fictifs, d'amendes illégales ou d'agents contrôlés positifs aux stupéfiants. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour faux et escroquerie fin mars et la Ville a confirmé mardi avoir déposé plainte pour faux, usage de faux et escroquerie. 500.000 euros de pénalités lui ont par ailleurs été infligées.

"Nous continuons à suivre très attentivement le travail du prestataire sur le terrain que nous accompagnerons jusqu'à ce que la situation rentre définitivement dans l'ordre", selon la mairie qui réaffirme que la réforme du stationnement "porte ses fruits" en terme de fluidité du stationnement et de respect du paiement des parcmètres.

"Explications simplistes"

Dans le cadre de la réforme permise par la loi sur les métropoles, qui a municipalisé à partir du 1er janvier 2018 la gestion du stationnement, l'exécutif parisien avait décidé de confier au privé la gestion des parcmètres et des amendes.

Pour le président du groupe UDI-Modem Eric Azière qui participait à la réunion, "on a eu des explications simplistes, voire difficiles à gober sur des 'erreurs de gestion de données'", de la part d'Indigo, a-t-il dit à l'AFP. Son groupe demande toujours "la résiliation du contrat, le lien de confiance est rompu".

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.