Spécialités, maths en option... Ce que prévoit la réforme du baccalauréat

Spécialités, maths en option... Ce que prévoit la réforme du baccalauréat
Des lycéens passent le bac le 18 juin 2018 à Strasbourg.

, publié le mardi 18 décembre 2018 à 11h32

Ce mardi 18 décembre, les académies vont présenter les sept spécialités sur les 12 possibles que les lycéens pourront choisir dès l'année prochaine. "On essaye de nouvelles choses en mixant des disciplines", explique auprès de RTL Pierre Mathiot, auteur du rapport "Baccalauréat 2021".

Le nouveau baccalauréat, resserré autour de quatre épreuves écrites et d'un grand oral, ne verra le jour qu'en juin 2021.

Mais il se prépare en amont et des changements interviennent dès cette année pour les élèves de Seconde, qui seront les premiers à passer l'examen sous sa nouvelle forme.

En fin d'année scolaire, ils devront choisir entre la voie technologique et la voie générale, comme c'est le cas actuellement. Mais ceux qui se dirigent en Première générale ne choisiront plus une série (S, ES ou L), supprimées à partir de la rentrée 2019, mais trois enseignements de spécialité qu'ils suivront en sus du tronc commun. Ils en choisiront ensuite deux en Terminale.

"Une coloration de son cursus pour la suite du lycée"

"Nous allons faire en sorte que les élèves aient un large choix", assurait en septembre dernier le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Chaque lycée général proposera un choix de sept "spécialités" sur les douze prévues par la réforme du baccalauréat. C'est ce mardi 18 décembre que les académies vont présenter les spécialités que les élèves pourront choisir dès l'année prochaine.

"Quinze ans, bien sûr c'est assez jeune pour choisir une spécialité, mais ça ne doit pas être un choix qui les coince déjà par rapport à l'enseignement supérieur. Ça serait une erreur de penser que dès la Seconde on va déjà se positionner pour l'enseignement supérieur. C'est simplement une coloration de son cursus pour la suite du lycée", explique ce mardi matin Pierre Mathiot, auteur du rapport "Baccalauréat 2021" remis au ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, sur RTL.

La question des maths

Ces douze spécialités sont les suivantes : "arts", "biologie-écologie", "histoire-géographie-géopolitique-sciences politiques", "humanités-littérature-philosophie", "langues-littératures et cultures étrangères", "littérature et langues et cultures de l'Antiquité", "mathématiques", "numérique-sciences informatiques", "physique-chimie", "sciences de la vie et de la Terre", "sciences de l'ingénieur", "sciences économiques et sociales".

"Ce sont des spécialités qui associent deux disciplines, par exemple humanité-lettres classiques qui va associer philo et lettres classiques. Donc la philo pour la première fois sera proposée en première. On essaye de nouvelles choses en mixant des disciplines", souligne Pierre Mathiot.

Classées dans les "spécialités", les mathématiques sont-elles définitivement exclues du tronc commun ? "Vous avez quand même un peu de maths dans le tronc commun, car vous avez un enseignement scientifique, qui inclut deux heures de mathématiques par semaine", a précisé ce mardi matin sur BFMTV le ministre de l'Éducation nationale. "Aujourd'hui, les élèves qui choisissent L ou ES ont peu voire pas de maths", a-t-il justifié expliquant qu'il s'agissait d'une autre manière d'envisager les mathématiques. "On approfondira les maths beaucoup plus que par le passé mais pour ceux qui le choisissent"(/BOLD], a-t-il assuré.



Rendre des établissements plus attractifs

Cette réforme permettra à certains lycées d'être plus attractifs s'ils proposent en fonction des spécialités qu'ils proposent. Mais cela pourrait également créer une forme de concurrence entre les établissements.

"Quand on regarde les lycées aujourd'hui, tous ne proposent pas les mêmes options, tous ne proposent pas toutes les séries du bac général, 15% environ. Donc il y a déjà des différences entre les lycées. L'idée aujourd'hui, c'est que les rectorats proposent des spécialités dites attractives moins dans les lycées de centre-ville et un peu plus dans les lycées de périphérie", a temporisé Pierre Mathiot sur RTL.

Une nouvelle organisation ne convainc pas les lycéens, qui manifestent depuis plusieurs semaines contre la réforme.

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