Soupçons de financement libyen de la campagne de Sarkozy en 2007 : l'homme d'affaires Alexandre Djouhri arrêté à Londres

Soupçons de financement libyen de la campagne de Sarkozy en 2007 : l'homme d'affaires Alexandre Djouhri arrêté à Londres

Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi le 12 décembre 2007 à l'Élysée.

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Orange avec AFP, publié le lundi 08 janvier 2018 à 17h50

Personnage-clé du dossier, ce Français résidant en Suisse a été interpellé dimanche à l'aéroport d'Heathrow et placé en garde à vue, alors qu'il était sous le coup d'un mandat d'arrêt européen délivré par les juges d'instruction en charge de l'enquête à Paris.

 

Alexandre Djouhri, homme d'affaires français et résident Suisse, proche de Nicolas Sarkozy, soupçonné d'avoir servi d'intermédiaire dans l'affaire de soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a toujours refusé de répondre aux magistrats en charge du dossier. Sous le coup d'un mandat d'arrêt européen délivré par les juges d'instruction du pôle financier de Paris, il a été interpellé dimanche à l'aéroport londonien d'Heathrow par des policiers britanniques, selon des sources proches de l'enquête à l'AFP lundi, confirmant les informations de L'Obs

Le tribunal de Westminster indique qu'il a été placé en garde à vue lundi. Alexandre Djouhri doit comparaître à nouveau devant le tribunal mercredi, afin que soit fixée une date d'audience d'extradition. 

Cet intermédiaire financier est un familier des réseaux de la droite française et proche de Nicolas Sarkozy. Il est au coeur de l'enquête ouverte à Paris en 2013, mais ne répondait pas aux convocations des enquêteurs. Les juges tentent de vérifier les accusations lancées en 2011 par l'ancien président libyen Mouammar Kadhafi, ainsi que son fils Seif el-Islam, selon lesquelles Nicolas Sarkozy a bénéficié de leurs fonds pour sa campagne de 2007. 

• De quoi Djouhri est-il soupçonné ?

En septembre 2016, le parquet national financier a étendu les investigations à des soupçons de détournements de fonds, à la faveur de la vente, en 2009, d'une villa située à Mougins (Alpes-Maritimes), pour environ 10 millions d'euros, à un fonds libyen géré par Bachir Saleh, l'ancien grand argentier du régime de Kadhafi, évincé du pouvoir et tué en 2011. Or les juges soupçonnent Alexandre Djouhri d'être le véritable propriétaire et vendeur de ce bien. Il se serait entendu avec Bachir Saleh pour fixer un prix d'achat "très surévalué", selon les éléments de l'enquête rapportés à l'AFP. Les deux hommes n'ont pas répondu à une convocation des enquêteurs de l'Office anti-corruption de la police judiciaire (Oclciff), le 7 septembre 2016. 

Les magistrats pensent aussi qu'Alexandre Djouhri a aidé Bachir Saleh à quitter la France au printemps 2012, alors qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt dans son pays. Une exfiltration qui lui a permis de rejoindre ensuite l'Afrique du Sud. 

• Proche de la chiraquie puis de Sarkozy

Alexandre Djouhri a longtemps réputé proche des réseaux chiraquiens, et notamment de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin. Il s'était considérablement rapproché de Nicolas Sarkozy. 

Dans une série de conversations interceptées par les enquêteurs, l'homme d'affaires avait notamment promis de faire parvenir aux juges d'instruction une lettre. Bachir Saleh y démentirait un financement de la campagne de Nicolas Sarkozy. Le 21 mars 2014, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, Michel Gaudin, s'enquerrait, "à la demande du président" de la démarche, dont on ignore si elle a abouti.

 
50 commentaires - Soupçons de financement libyen de la campagne de Sarkozy en 2007 : l'homme d'affaires Alexandre Djouhri arrêté à Londres
  • Sarkozy, Fillon, des voyous en col Blanc heureusement écartés de la scène politique.

  • 10 ans déjà mais on en est resté aux seuls soupçons; pas une seule preuve !
    Pourtant on l'a chargé de tout :
    Les comptes de campagne non remboursés pour dépassement. On voulait ruiner, les partisans ont mis la main au portefeuille, ça n'a rien donné.
    On a essayé de démontrer que cette pratique était hors la loi, ça n’a rien donné.
    Un dépassement de 300 000 € qui serait devenu 20 000 000 €, n’ayons pas peur des chiffres, ça n’a rien donné.
    Financement de campagne par Karachi, ça n'a toujours rien donné !
    Financement de campagne par Kadhafi, ça n'a rien donné !
    Bettencourt, ça n'a rien donné !
    Les écoutes téléphoniques diligentées « hors la loi » par Hollande au cours des quelles Sarkozy aurait dit ce qu’il ne fallait pas dire, on n’a jamais su quoi exactement, ça n'a rien donné !
    Bygmalion, ça n'a rien donné !
    Les archives de l’Élysée, ça n'a rien donné !
    L’arbitrage Tapie, ça n’a rien donné
    Une mise en examen « dans le flou », ça n’a rien donné.
    Si rien ne réussi, ce ne sera pas faute d'avoir essayé !

  • Il faut revenir au libre financement des partis politiques; évidemment, certains ne seront pas gâtés. Je trouve anormal que mes impôts servent à payer des partis auxquels non seulement je n'adhère pas mais que je condamne.

  • Ben, ils sont où les réacs qui crient au scandale à NDDL ou sur les migrants ?
    Et dans ces affaires, magouilles, il est où l'état de droit ?
    Ces cols blancs (Sarkozy, Villepin, Guéant et cie) sont bien propres sur eux avec des comptes en banque bien fournis et pour eux, seuls l'argent et le pouvoir comptent. Ce sont eux qui sont à "évacuer" en priorité et à traduire en justice !
    Et leurs actes criminels, avec l'assassinat de Kadhafi, nous coûtent des milliards maintenant avec, pour les migrants, cette porte grande ouverte de l'Afrique vers l'Europe.
    Et malheureusement, cela n'empêchera pas une partie de la population de continuer à voter bêtement pour ces pourris !

    En effet melaena, en France il y a une impunité politicienne car trop de proximité amicale, et dire que ce sont ces incompétents qui nous dirigent, et pour quel résultat ???

  • eh oui, Chirac comme Sarkozy, ils en ont fait, et on ne sait pas tout

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