Sophie Pétronin : "j'ai toujours été respectée"

Sophie Pétronin : "j'ai toujours été respectée"
Sophie Pétronin et son fils, le 8 octobre 2020 à Bamako.

, publié le vendredi 09 octobre 2020 à 20h20

Tout juste libérée, la dernière otage française s'est confié au micro de TF1. Loin d'être abattue, elle assure n'avoir subi aucun mauvais traitement au cours de sa captivité.

Trois ans et neuf mois après, elle est enfin libre.

Mais loin d'être accablée par la captivité, Sophie Pétronin, qui se confiait pour la première fois à TF1 dans la soirée de vendredi 9 octobre, s'est montrée très calme et posée. "J'ai toujours été respectée, ils ont toujours pris soin de moi", affirme-t-elle au sujet de ses ravisseurs. 


De santé fragile, elle a également vu un médecin au cours de sa détention. "Ils ont fait venir un médecin de leur organisation. On a discuté ensemble. Il est revenu me voir plusieurs fois." 

Une détention qui a connu des rebondissements. A plusieurs reprises, l'ex-otage a vu le bout du tunnel. "C'était la liberté. On enclenchait et on prenait la route. Eux-mêmes le croyait... et au dernier moment on a fait demi-tour. On ne saura jamais pourquoi."

"On a quitté le Mali"

Loin d'être restée au même endroit, Sophie Pétronin assure avoir beaucoup été déplacée. "On a même quitté le Mali", explique-t-elle. 

Impressionné par la résilience de sa mère, Sébastien Chadaud-Pétronin, assure avoir retrouvé sa mère "un peu comme je l'avais laissée. Elle est descendue de l'avion et elle a consolé son petit garçon. Je ne pouvais plus rien retenir. C'est ma mère qui m'a consolé, c'est le monde à l'envers."

Une résistance que l'humanitaire de 75 ans explique par son mode de vie et sa perception de la captivité, qu'elle a acceptée. "J'ai continué de prier, particulièrement le soir. J'ai fait de la relaxation, et je m'endormais. Pour être honnête et franche, pendant trois ans et neuf mois et demi, j'ai très bien dormi."

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