Soldats français tués au Mali : semaine meurtrière dans la force Barkhane

Soldats français tués au Mali : semaine meurtrière dans la force Barkhane
Le sergent Huynh et le brigadier Risser ont été tués par l'explosion d'une bombe artisanale

publié le dimanche 03 janvier 2021 à 08h20

A deux reprises en cinq jours, l'Elysée a dû annoncer la mort de militaires engagés dans la force déployée au Sahel.

Deux soldats français de l'opération Barkhane ont été tués samedi 2 janvier 2021 au Mali. Les victimes sont le sergent Yvonne Huynh, 33 ans, première femme tuée dans le cadre de l'opération, et le brigadier Loïc Risser, 24 ans.


Les deux membres du 2ème régiment de hussards de Haguenau ont perdu la vie dans l'explosion d'une bombe artisanale, moins d'une semaine après le décès de trois militaires du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse,décédés dans des circonstances similaires. Ces cinq morts en six jours portent à 50 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations antijihadistes Serval puis Barkhane, a précisé l'état-major des armées.


"La motivation, la pugnacité et l'abnégation des militaires français demeurent intactes face aux groupes terroristes, filières de Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique, ndlr) et d'Al-Qaïda, qui sèment terreur et chaos au Mali et au Sahel", a déclaré samedi la ministre des Armées Florence Parly dans un communiqué.



Ces attaques mortelles surviennent alors que la France envisage une réduction des effectifs de la force Barkhane et se dit ouverte à des négociations avec des groupes sahéliens, à l'exception des directions d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique. La force Barkhane, qui s'étend sur cinq pays du Sahel, a été étoffée de 600 soldats, ce qui a porté son effectif total à 5.100 en 2020. Elle a revendiqué la "neutralisation" de dizaines de jihadistes ces dernières semaines, au côté de la force du G5 Sahel.  
 

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