SNCF : un tiers des TGV Atlantique annulé ce week-end en raison d'un appel à la grève

SNCF : un tiers des TGV Atlantique annulé ce week-end en raison d'un appel à la grève©Sameer Al-DOUMY / AFP

publié le jeudi 21 octobre 2021 à 18h11

"L'offre de transport sera réduite ce week-end sur les TGV Inoui et Ouigo de et vers la Bretagne, les Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire, la Nouvelle Aquitaine et l'Occitanie", a détaillé la SNCF dans un communiqué.

Un week-end compliqué en ce début de vacances de la Toussaint. Un TGV Atlantique sur trois sera annulé ce samedi 23 et dimanche 24 octobre, et un sur dix annulé ce vendredi.

La raison : un appel à la grève des conducteurs de ces trains lancé par trois syndicats, a annoncé la SNCF.



L'appel à la grève commun de la CGT-Cheminots, de SUD-Rail et de la CFDT-Cheminots va toucher la circulation des TGV Inoui et Ouigo de l'axe TGV Atlantique, a encore précisé la SNCF dans son communiqué. Cet appel court de vendredi midi à lundi midi.

Des négociations avec les syndicats sur les rémunérations et conditions de travail "ont été menées depuis plusieurs jours" et "n'ont pas pu trouver une issue favorable à ce stade", a indiqué la direction.

"En conséquence, l'offre de transport sera réduite ce week-end sur les TGV Inoui et Ouigo de et vers la Bretagne, les Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire, la Nouvelle Aquitaine et l'Occitanie", a-t-elle détaillé.

"La coupe est pleine"

"Chaque client concerné est contacté afin de l'informer sur la circulation de son train", a souligné la direction.

Les voyageurs pourront "se faire rembourser ou échanger" leur billet "pour une autre date et ce sans frais", a ajouté la SNCF, qui a invité ceux "qui le peuvent ou qui n'ont pas encore réservé à reporter leur voyage".

Dans un tract commun, les syndicats CGT-Cheminots, SUD-Rail et CFDT-Cheminots expliquent que "depuis des semaines", ils "ne cessent d'interpeller la direction sur le mécontentement grandissant" des conducteurs de trains de l'axe TGV Atlantique. Ces organisations dénoncent "la désorganisation de cet établissement" et des journées de travail "notoirement dégradées, résultant notamment de la gestion calamiteuse de la crise côté entreprise".

Les journées de travail sont "toujours plus longues", tandis que les "conditions de vie et de travail se détériorent de jour en jour", avec "une baisse de la rémunération moyenne", dénoncent les syndicats, qui protestent aussi contre "la baisse de l'effectif", qui entraîne des "refus de congés".

"La coupe est pleine", s'insurgent-ils, en revendiquant "le maintien du nombre de lignes".

Le trafic des trains également perturbé par la tempête

La grève n'est pas la seule perturbation rencontrée par les voyageurs SNCF cette semaine : la tempête Aurore, qui a balayé la moitié nord du pays dans la nuit de mercredi à jeudi, a provoqué "plusieurs centaines d'incidents" sur les voies, "avec des arbres, des branches et divers objets (un trampoline, des bâches, des tôles, etc) qui se sont envolés et sont tombés sur les voies ou sur les caténaires".

Si la circulation encore perturbée dans le nord, elle s'améliore toutefois dans les régions les plus touchées (Normandie, Hauts-de-France, Ile-de-France, Lorraine et Champagne-Ardennes), a précisé la SNCF à l'AFP à la mi-journée. Le trafic des TGV n'a, en revanche, pas été touché par la tempête.

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