SNCF : les cheminots exerçant leur droit de retrait "ne sont pas sanctionnables", selon la CGT

SNCF : les cheminots exerçant leur droit de retrait "ne sont pas sanctionnables", selon la CGT
"Selon notre analyse, au regard du droit, ils ne peuvent pas être sanctionnés", a affirmé le secrétaire général de la CGT-Cheminots

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 21 octobre 2019 à 19h38

Selon la CGT-Cheminots, l'intervention du gouvernement a empêché une résolution rapide du conflit qui oppose les syndicats à la direction de la SNCF.  

Les cheminots réaffirment être dans leur bon droit en exerçant leur droit de retrait. Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots a indiqué sur l'antenne de RMC que les cheminots qui exercent ce droit en choisissant de ne pas travailler pour des raisons de sécrurité "ne sont pas sanctionnables".

Le patron du premier syndicat de la SNCF a également répondu au gouvernement qui avait qualifié le mouvement social de ce week-end de "grève illégale"

Un droit de retrait basé sur "des motifs légitimes"

"C'est une provocation du gouvernement qui vise à pourrir un peu la situation", a t-il estimé à propos de la position de l'exécutif. 
Et de poursuivre : "Selon notre analyse, au regard du droit, ils ne peuvent pas être sanctionnés puisqu'ils ont fait usage de leur droit de retrait sur des motifs légitimes et ils expliqueront les motifs. (...) dans certaines régions, l'inspection du travail est intervenue et a considéré effectivement que les motifs étaient légitimes", a-t-il ajouté.

Le réseau ferroviaire moins perturbé ce lundi

La SNCF a constaté une nette amélioration des conditions de circulation sur le réseau ferroviaire ce lundi, avec des perturbations limitées aux TER et Intercités, au quatrième jour d'un bras de fer entre syndicats et direction autour du "droit de retrait".

Selon M. Brun, "cette situation, il y a quatre ou cinq ans, aurait été réglée dès le premier jour". 




Une intervention du gouvernement dans le conflit

Si elle ne l'a pas été cette fois-ci dans ce délai, c'est "parce que la direction de l'entreprise est complètement désorganisée" et à cause de "cette intervention politique du gouvernement" vendredi : "interdiction de négociations, interdiction d'apporter des réponses", a-t-il assuré.

"Un droit de retrait, ça se traite en 24 ou 48 heures" car "on part en droit de retrait pour" obtenir "des mesures immédiates", des "mesures très concrètes", a-t-il encore souligné.

"Vendredi soir, nous étions à deux doigts de trouver des solutions" avec la direction et "c'est le gouvernement qui a interdit toutes négociations et donc qui nous en a fait prendre pour deux jours de plus", a accusé M. Brun.

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