SNCF : entre 2.000 et 3.000 suppressions de poste en vue, selon Jean-Pierre Farandou

SNCF : entre 2.000 et 3.000 suppressions de poste en vue, selon Jean-Pierre Farandou
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publié le vendredi 17 septembre 2021 à 09h45

Ce chiffre reste dans la moyenne du fonctionnement de l'entreprise, selon son PDG.

A un peu plus d'un an de la mise en concurrence quasi-générale du réseau ferré national, la SNCF continue de "s'adapter", avec entre 2.000 et 3.000 suppressions de postes en vue, selon son directeur Jean-Pierre Farandou. A la question "Combien de suppressions de postes prévoyez-vous?", le PDG de la SNCF a répondu par une estimation.

"Pas plus pas moins que d'habitude. Autour de 1,5 à 2% de suppressions de postes. Si vous appliquez 1,5-2% à 140.000, vous êtes entre 2.000 et 3.000", a t-il résumé, à l'antenne de RMC/BFMTV, vendredi 17 septembre.


"On fait des recrutements aussi. On recrute 3.500 personnes l'année dernière. On adapte les effectifs à la charge de travail", fait valoir le patron de la compagnie ferroviaire. "C'est pas un drame quand on se compare à d'autres entreprises. Il faut s'adapter!", abonde t-il.

"Je peux pas laisser dire qu'il n'y a pas d'augmentations à la SNCF"

Quant à la question des rémunérations, "les salaires à la SNCF sont raisonnables et raisonnés", estime t-il. "Les salaires, on les augmente tous les ans. On déverse chaque année 200 millions d'euros sur la masse salariale par les mécanismes de grille!. Je peux pas laisser dire qu'il n'y a pas d'augmentations à la SNCF, ce n'est pas vrai!".

Jean-Pierre Farandou se montre en revanche réservé sur la piste d'une augmentation du salaire de base. "Il faut être cohérents. On ne peut pas expliquer qu'on est une entreprise en perte puis être généreux sur les salaires", lance t-il.

Plus de 200 personnes, rassemblées mardi à l'appel de la CFDT-Cheminots devant le siège de la SNCF à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont réclamé au groupe ferroviaire une hausse générale des salaires "après sept ans de privation". Le syndicat demande une "augmentation du salaire de base et des primes de travail", une "revalorisation des indemnités de travail de nuit, dimanches et fêtes" ou le versement d'une "prime Covid".
 

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