SNCF : ces cinq grandes lignes de train qui pourraient voir le jour, après l'ouverture à la concurrence

SNCF : ces cinq grandes lignes de train qui pourraient voir le jour, après l'ouverture à la concurrence
Cinq projets de lignes de trains ont été rendus publics, lundi 17 juin, par l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières.

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 17 juin 2019 à 17h58

La compagnie FlixTrain est finalement la seule à s'être portée candidate pour ces cinq projets de lignes de trains.

Dans le cadre de l'ouverture à la concurrence prévue pour fin 2020, cinq projets de lignes de trains ont été rendus publics, lundi 17 juin, par l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer).

Déposés par la compagnie allemande FlixTrain, ces projets concernent les trajets Paris-Nord - Bruxelles-Nord, Paris-Bercy - Lyon Perrache, Paris-Bercy - Nice (en horaire de nuit), Paris-Bercy - Toulouse, et Paris-Austerlitz - Bordeaux. Ils totalisent 25 arrêts intermédiaires.

Des prix plus "abordables"

FlixTrain, filiale du groupe FlixMobility dont fait également partie FlixBus, est donc finalement la seule à s'être portée candidate pour ces cinq lignes, alors que SNCF Réseaux avait indiqué en début d'année avoir "deux touches" parmi les opérateurs ferroviaires.

"On est pas sur un modèle TGV, mais plutôt sur une offre équivalente aux trains Intercités, avec des prix nécessairement plus abordables" a assuré à l'AFP Yvan Lefranc-Morin, directeur-général France de FlixBus. "À l'aide de nos 'data', on sait qu'il y a une forte demande pour une offre bon marché sur ces lignes", a-t-il ajouté.

Un possible "test de l'équilibre économique"

Comme en Allemagne, où la compagnie opère depuis avril 2018, FlixTrain se focalisera sur la planification du réseau et la vente des billets, et entend travailler avec des partenaires qui possèderont et feront circuler les trains, floqués en vert à l'effigie de la marque.

Selon la réglementation européenne qui définit les conditions d'accès des opérateurs privés au réseau ferroviaire, les autorités organisatrices de transport - principalement les régions - ont désormais un délai d'un mois pour demander à l'Arafer un "test de l'équilibre économique" s'ils pensent que ces nouveaux services compromettent la viabilité d'un service public existant, notamment les TER (trains régionaux).

Vos réactions doivent respecter nos CGU.