SNCF : "C'est une grève surprise qui ne respecte pas la loi", dénonce Guillaume Pepy

SNCF : "C'est une grève surprise qui ne respecte pas la loi", dénonce Guillaume Pepy
Guillaume Pépy le 28 février 2019 à Saint-Denis
A lire aussi

, publié le samedi 19 octobre 2019 à 11h20

Pour le patron de la SNCF, le droit de retrait exercé ce samedi par les cheminots après un accident qui a fait plusieurs blessés mercredi est une "grève sauvage". Il a annoncé sur le plateau de BFMTV son intention de lancer une procédure judiciaire contre cet arrêt de travail "qui n'est pas admissible", selon lui.

Comme vendredi, le trafic SNCF était très perturbé ce samedi 19 octobre, au premier jour des vacances scolaires, direction et syndicats n'ayant pas trouvé de compromis pouvant inciter les conducteurs et contrôleurs à lever leur droit de retrait, exercé après un accident qui a fait plusieurs blessés mercredi, dont un conducteur de train.

Tous les trains low-cost Ouigo ont notamment été annulés.

"On s'est mobilisés depuis 36 heures pour faire circuler le plus de trains possibles", a assuré sur le plateau de BFMTV samedi matin le PDG de la compagnie ferroviaire Guillaume Pepy, annonçant notamment la reprise des Ouigo "le plus vite possible". "Nous faisons le maximum", a-t-il assuré.




"Il n'y a aucun danger grave et imminent sur aucun train à la SNCF"

"Ce qui se passe est triste et très grave et je suis solidaire des voyageurs", a-t-il déploré. Selon lui, ce mouvement de contestation "n'est pas aujourd'hui un droit de retrait. Il n'y a aucun danger grave et imminent sur aucun train à la SNCF."

Cet arrêt de travail fait suite à un accident survenu mercredi soir : un TER reliant Charleville-Mézières à Reims a percuté un convoi routier exceptionnel coincé sur un passage à niveau à Saint-Pierre-sur-Vence (Ardennes). La préfecture des Ardennes a indiqué qu'il y a eu "onze blessés", dont certains ont été hospitalisés.

"Aujourd'hui, jour de départs en vacances, la SNCF n'est pas au rendez-vous", a regretté M.Pepy. "Ce n'est pas admissible. C'est une grève surprise, qui ne respecte pas la loi sur la loi dans les services publics", a-t-il dénoncé. 



Guillaume Pepy a affirmé être "en train d'étudier la voie judiciaire" pour faire reconnaître qu'il s'agit bien d'une grève et pas d'un droit de retrait. "Au-delà du juridique, c'est la morale. Il peut y a voir des cas dans lesquels on n'est pas d'accord, mais déclencher une grève sauvage le jour des grands départs en vacances de la Toussaint, je ne vois pas qui moralement peut soutenir ça."

De leur côté, les syndicats contestent cette analyse. "Ce n'est pas une grève inopinée, c'est un droit de retrait. La direction doit arrêter les déclarations mensongères", a réagi Julien Troccas, secrétaire confédéral de Sud-Rail.

 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.