Ski, dîner en famille et voyages à l'étranger... Que sera-t-il possible de faire pour Noël ?

Ski, dîner en famille et voyages à l'étranger... Que sera-t-il possible de faire pour Noël ?
(Photo d'illustration)

, publié le jeudi 26 novembre 2020 à 12h27

Il sera "impératif" de "limiter" le nombre de convives pour célébrer les fêtes de Noël et du Nouvel An, a averti jeudi le Premier ministre Jean Castex. Par ailleurs, si les stations de ski seront ouvertes, les remontées mécaniques resteront fermées. 




Après une premier allègement du confinement samedi 28 novembre, avec notamment la réouverture des commerces, le confinement sera levé le 15 décembre, si la situation sanitaire le permet, et remplacé par un couvre-feu à 21h, permettant aux Français de passer les fêtes de fin d'année en famille.

Pour autant, il est nécessaire de ne pas baisser la garde pour les soirées de Noël et du Nouvel An notamment, a prévenu jeudi 26 novembre le Premier ministre Jean Castex lors de sa conférence de presse.

Le couvre-feu sera "levé à titre dérogatoire les 24 et 31 décembre" mais "cela ne veut pas dire que nous pourrons fêter Noël ou le Nouvel An comme les années précédentes" car "ces moments de rassemblement festif et amicaux (...) sont particulièrement risqués". "Il est donc impératif que vous limitiez le nombre de personnes à table et évitiez les rassemblements trop nombreux", a-t-il ajouté, en précisant que "des recommandations concrètes" seront annoncées avant les vacances.

Jean Castex a par ailleurs assuré que le gouvernement publiera des "recommandations concrètes" en vue des célébrations à venir 'avant les fêtes". Il a néanmoins estimé qu'il était difficile de se passer des plus âgés pour les fêtes, contrairement à ce que préconisait cette semaine le professeur Rémi Salomon, président de la commission médicale d'établissement de l'AP-HP, expliquant mardi sur franceinfo que "Papi et Mamie" devaient manger dans la cuisine. 

Les déplacements entre régions et à l'étranger possibles

Avec la levée du confinement, il sera possible de fêter Noël dans toute la France, a confirmé le chef du gouvernement. Pour les déplacements vers et depuis les territoires ultra-marins, la production d'un test négatif datant de moins de 72h reste obligatoire", a-t-il précisé.

Les déplacements vers l'étranger seront également possibles mais "compte-tenu de l'évolution rapide de l'épidémie dans le monde, il sera indispensable de se tenir informé avant d'envisager tout déplacement en consultant les conseils aux voyageurs", a ajouté le Premier ministre. Il a rappelé que ces déplacements devront se faire avec prudence, toujours en limitant les interactions sociales et en respectant les gestes barrières afin d'éviter une reprise épidémique.

Pas de ski cette année

Il sera donc possible d'aller à la montagne... Mais pas de skier. "Bien entendu, il sera loisible à chacun (...) de se rendre dans ces stations pour profiter de l'air pur de nos belles montagnes, des commerces - hors bars et restaurants - qui seront ouverts. Simplement, toutes les remontées mécaniques et les équipements collectifs seront fermés au public", a en effet annoncé Jean Castex. 

"Quelle que soit l'importance des efforts que sont prêts à consentir les gestionnaires et les responsables de stations, il ne serait en effet pas prudent de laisser se rassembler des flux très importants de population avec des activités susceptibles de solliciter par ailleurs les services hospitaliers", a-t-il justifié. 

Cette décision était très redoutée par les professionnels du ski et les élus des régions concernées. Dans une tribune publiée jeudi, ils ont estimé qu'il n'y avait "aucune raison crédible à ne pas rouvrir" dès les vacances de Noël, qui représentent entre 20 et 25% de leurs recettes. Selon eux, il y a "un enjeu économique et social majeur pour une filière qui représente plus de 11 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, 2 milliards d'euros d'exportations" et qui "fait vivre un tissu d'entreprises locales, qui emploie plus de 120.000 personnes dans des territoires dont l'économie locale repose souvent pour l'essentiel sur ce secteur". 

Le Premier ministre a évoqué jeudi des discussions en vue "d'indemniser les pertes de recettes occasionnées par cette décision" et de "préparer au mieux la période suivante, à partir de janvier", où une ouverture "plus large" pourrait être décidée si la situation sanitaire s'améliore.
 

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