Six mois après Nice, lettre ouverte d'une victime aux candidats terroristes

Six mois après Nice, lettre ouverte d'une victime aux candidats terroristes

publié le dimanche 15 janvier 2017 à 13h11

Six mois ont passé depuis le terrible attentat de la promenade des Anglais à Nice. La Baie des Anges est baignée d'une douce lumière hivernale, début janvier, quand Hanane Charrihi y revient pour déposer, sur le bitume, une rose.

Blanche, comme celles qu'aimaient tant sa maman, Fatima, l'une des 86 personnes décédées le 14-Juillet et les jours suivants. La mère de famille fut la première victime du camion terroriste. Fatima Charrihi était musulmane, comme un tiers des personnes assassinées ce soir-là. Sa fille Hanane témoigne de son chagrin dans "Ma mère patrie", livre à paraître le 19 janvier (Editions de La Martinière), coécrit avec Elena Brunet, journaliste à "l'Obs". Elle prend la plume pour lutter contre les amalgames, dire la colère des victimes et sa peur de la menace terroriste. Avec son frère, Ali, et sa sœur, Latifa Charrihi, la jeune femme s'apprête à créer une association éponyme, pour prévenir la radicalisation dans les quartiers. Hanane, fille d'une victime de Nice : "Un passant m'a dit 'On ne veut plus de vous ici'".



Elle avait témoigné pour "l'Obs" au lendemain de l'attentat. Dans une nouvelle vidéo, Hanane Charrihi fait lecture d'un extrait de son témoignage, dans lequel elle s'adresse aux deux adolescentes Niçoises de 17 et 19 ans, arrêtées en septembre dernier. Elles étaient soupçonnées de vouloir commettre un nouvel attentat djihadiste, sous l'influence de recruteur de Daech rencontré sur Internet, Rachid Kassim.

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