"Si on reconfine totalement, on va vers un écroulement de l'économie française", s'alarme le Medef

"Si on reconfine totalement, on va vers un écroulement de l'économie française", s'alarme le Medef
Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux le 26 octobre 2020 à Matignon.

, publié le lundi 26 octobre 2020 à 13h14

Alors que des médecins et élus appellent au reconfinement, Geoffroy Roux de Bézieux interpelle lundi matin sur le fait que les entreprises sont déjà "très endettées".

Après l'instauration d'un couvre-feu qui concerne deux tiers des Français, les demandes, de la part de médecins et d'élus, se multiplient pour reconfiner, plus ou moins strictement, le territoire pour faire à la deuxième vague de Covid-19. Ce qui inquiète le patronat.

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a estimé lundi 26 octobre qu'un reconfinement total ne provoquerait pas seulement une "récession de 10%" en 2020 mais "un écroulement de l'économie française".  




Interrogé par la radio RMC, il a expliqué que l'économie se portait bien en mars lors du premier confinement, donc "les entreprises ont résisté au choc". "Mais là les organismes sont affaiblis", a-t-il estimé. "Si on reconfine totalement comme en mars, on va vers un écroulement de l'économie française, on risque de ne pas s'en remettre", a-t-il insisté, avant de nuancer : "les marchés ont une capacité de rebond incroyable, mais on va aller dans quelque chose de très très dur". 

Pour Geoffroy Roux de Bézieux, l'idée que la situation va se dégrader est bien présente dans l'esprit des ménages, qui ont déjà réduit leur consommation.

Le patron des patrons a également interpellé sur le fait que les entreprises sont déjà "très endettées": "Si on reconfine de manière généralisée, les entrepreneurs de TPE et PME ne vont pas recourir à nouveau à un PGE", les prêts garantis par l'Etat mis en place pour soutenir la trésorerie des sociétés en difficulté. "Il y a plusieurs mois très difficiles à passer mais il faut tenir, en trouvant un équilibre entre économie et santé", a conclu le président du Medef, convaincu que cet équilibre doit permettre de continuer à travailler. 
 

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