Sénat : le fonctionnaire soupçonné d'espionnage pour la Corée du Nord suspendu de ses fonctions

Sénat : le fonctionnaire soupçonné d'espionnage pour la Corée du Nord suspendu de ses fonctions
Benoît Quennedey devant le Panthéon, le 16 novembre 2017.

, publié le mardi 27 novembre 2018 à 21h55

Benoît Quennedey est visé par une enquête pour "recueil et livraison d'informations à une puissance étrangère".

Benoît Quennedey, le haut fonctionnaire du Sénat soupçonné d'espionnage au profit de la Corée du Nord, s'est vu "interdire provisoirement" l'exercice de ses fonctions, a annoncé mardi la présidence de la chambre haute dans un communiqué.



Elle estime que "si les faits incriminés étaient avérés, ils seraient d'une extrême gravité et seraient de nature à porter atteinte à la perception de notre Institution", indique encore la présidence qui envisage de "se constituer partie civile".

Pour le président du Sénat Gérard Larcher, "il convient maintenant de laisser la justice suivre son cours dans la sérénité". Le président du Sénat a par ailleurs autorisé la perquisition de son bureau, selon le communiqué.

Une enquête ouverte en mars

Parallèlement, Gérard Larcher a demandé aux deux secrétaires généraux du Sénat "un rapport complet sur les activités et les fautes qu'il aurait pu commettre en relation avec ses fonctions". "Sur la base des conclusions de ce rapport", le président du Sénat a demandé "d'interdire provisoirement à Benoît Quennedey l'exercice de ses fonctions".



Ce dernier a été arrêté par les services de renseignement pour des soupçons d'espionnage au profit de la Corée du Nord.

Interpellé dimanche soir, le fonctionnaire du Sénat a été placé en garde à vue dans une enquête ouverte en mars par le parquet de Paris pour "recueil et livraison d'informations à une puissance étrangère susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation", a précisé une source judiciaire.

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