Selon un syndicat, "Christophe Castaner a perdu la confiance des policiers"

Selon un syndicat, "Christophe Castaner a perdu la confiance des policiers"
Christophe Castaner, le 10 juin 2020.

, publié le jeudi 11 juin 2020 à 18h56

Malgré son rendez-vous avec le ministre de l'Intérieur, le syndicat Unité-SGP-FO n'a pas décoléré contre Christophe Castaner.

Les annonces sur le racisme et les techniques d'interpellation de Christophe Castaner lundi n'ont pas été appréciée des syndicats policiers. Malgré son rendez-vous de jeudi avec le ministre, le syndicat Unité-SGP-FO affirme que le ministre "a perdu la confiance" des policiers.Le secrétaire général du syndicat, Yves Lefebvre, a demandé au ministre de revenir sur sa décision d'interdire la technique dite de la clé d'étranglement ou contrôle de tête. 

 "J'appelle tous les policiers français ce soir à 18 heures à se rassembler devant les commissariats et à déposer symboliquement leurs menottes (...) ce qu'on a vécu depuis lundi, est inacceptable. On fait des faux procès pour satisfaire la vox populi et quelques collectifs qui ne représentent qu'eux-mêmes", a déclaré le syndicaliste.  Il a demandé que le pistolet à impulsion électrique (PIE) ne soit pas généralisé comme alternative à la suppression de la technique d'interpellation controversée dite du contrôle de tête. Il a également souhaité que les nouveaux modèles de cette arme dite de force intermédiaire soient expérimentés sur deux ou trois départements avant un retour d'expérience. 



Enfin le patron d'Unité a affirmé que Christophe Castaner avait concédé une "erreur" en évoquant lundi l'hypothèse d'une suspension d'un agent en cas de "suspicion avérée" de racisme.

"C'est à lui de s'expliquer"

La suspension en cas "de soupçon avéré est définitivement balayée. Castaner a reconnu sa grossière erreur en la matière", a affirmé Yves Lefebvre. "La présomption d'innocence est maintenue (...) On ne va pas sur de la suspicion ou de la délation", a-t-il encore expliqué. "Si Christophe Castaner veut regagner la confiance des policiers, il a du travail. On lui a donné quelques pistes en la matière, c'est à lui de s'expliquer", a complété le secrétaire général, qui a aussi dénoncé "un monde de bisounours" loin de la "réalité du travail de flic au quotidien".

Christophe Castaner devait encore recevoir jeudi l'Unsa-Police avant de rencontrer les officiers et les commissaires, vendredi. 

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