Seine-Saint-Denis : "Je veux plus de doses" de vaccin, exige le président du département

Seine-Saint-Denis : "Je veux plus de doses" de vaccin, exige le président du département
Stéphane Troussel à Paris, le 21 février 2019.

, publié le jeudi 25 février 2021 à 11h11

Il faut pouvoir prendre des doses de vaccin dans les régions où le virus circule moins, selon Stéphane Troussel.

Stéphane Troussel, le président PS de la Seine-Saint-Denis -l'un des départements les plus touchés de France par le covid-19-, a demandé jeudi 25 février d'avoir plus de doses de vaccins pour pouvoir éviter un confinement local sur son territoire. Au besoin en prélevant ces doses dans les stocks affectés à d'autres régions.

"Je veux des doses supplémentaires pour faire en sorte que la semaine prochaine (...) je puisse aller dans les quartiers, en bas des supermarchés, sur la place des mairies, des églises ou des marches, aller vacciner les personnes qui n'y arrivent pas aujourd'hui par les plateformes numériques", a-t-il déclaré sur RTL.


"En matière de vaccination, le compte n'y est toujours pas, je demande une accélération la semaine prochaine", a-t-il plaidé, en appelant à "tout tenter" pour éviter un "confinement généralisé". Y compris en prenant des vaccins dans des départements où la situation n'est pas aussi critique ? "Bien évidemment", a répondu l'élu socialiste qui souhaite "l'adaptation des mesures à prendre" en fonction des "réalités locales".

"Dans mon département, on sait maintenant, après les premières semaines de vaccination, que les plus fragiles, les plus précaires, les plus isolés, les plus vulnérables, c'est ceux-là qu'il faut aller chercher en priorité", a-t-il expliqué. "Il faut des doses supplémentaires parce que, avec le système actuel, notamment par les plateformes numériques, ils n'y parviennent pas", a-t-il insisté.


Il a aussi déploré que des Parisiens viennent se faire vacciner dans son département. "Dans certains centres de vaccination de la Seine-Saint-Denis, il y a parfois 35 % d'habitants seulement du territoire", a-t-il indiqué, expliquant avoir du coup ouvert la semaine dernière "un centre spécifiquement dédié aux habitants de la Seine-Saint-Denis".

Interrogé sur la proposition de Stéphane Troussel de réaffectater de vaccins, Rémi Salomon, le président de la commission médicale de l'AP-HP, a estimé sur BFMTV que c'était un "pis-aller" mais qu'on "peut le faire".

"Idéalement il faudrait en avoir partout. Mais comme on est pour le moment avec un nombre insuffisant de doses, c'est assez logique de dire 'on va se concentrer sur les régions où le virus circule le plus'", a-t-il réagi.

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