Seine-et-Marne : la justice donne son feu vert à l'expulsion d'un imam marocain pro-jihad

Seine-et-Marne : la justice donne son feu vert à l'expulsion d'un imam marocain pro-jihad

Un fidèle musulman dans une mosquée de Brest, le 20 novembre 2015

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Orange avec AFP, publié le jeudi 28 décembre 2017 à 12h21

Après la suspension d'un premier imam de la mosquée de Torcy, en Seine-et-Marne, la justice a décidé de sévir contre son suppléant. Ce Marocain de 50 ans peut désormais être expulsé du territoire français à tout moment. Il accusé d'avoir légitimé le jihad auprès des jeunes qui fréquentaient la mosquée, fermée en avril dernier pour des "incitations au jihad".

L'imam suppléant de Torcy a "violé des principes fondamentaux de la République". Tel est le verdict rendu par la commission d'expulsion chargée de statuer sur le cas de Mohammed Tlaghi, a indiqué son avocat, Gilles Devers, mercredi 27 décembre. Cet homme de 50 ans, arrivé en France en 1992, peut donc être reconduit à la frontière à tout moment. Il est père d'un garçon de 14 ans né sur le sol français. 

"Le dossier ne tient pas la route", assure l'avocat de l'imam menacé d'expulsion. Il insiste sur le fait que la perquisition menée au domicile de son client et les enquêtes ouvertes n'ont eu aucune suite judiciaire. Devant la commission, l'avocat a aussi dénoncé un dossier politique : "Sans aucune autre actualité que l'ouverture du procès de l'affaire dite Cannes-Torcy et le contexte des élections nationales, une série de mesures sont venue frapper la mosquée" sans qu'"aucune suite judiciaire ne soit donnée", a-t-il déclaré. 

Avant lui, l'imam référent de la mosquée, également professeur de mathématiques au lycée Jean-Moulin de Torcy, avait déjà été suspendu de ses fonctions au sein de l'Éducation nationale. Les deux hommes sont accusés d'avoir "explicitement légitimé le jihad armé en appelant les fidèles à prier pour les jihadistes du monde entier afin de détruire les ennemis de l'Islam en France et dans le monde", selon l'arrêté de la commission. Ils auraient également "apporté leur soutien" aux membres de la cellule terroriste de Cannes-Torcy. 

Ouverte en 2003, la mosquée de Torcy, d'une capacité de 500 fidèles, avait fait l'objet d'un arrêté de fermeture administrative le 10 avril dernier. L'établissement était devenu depuis plusieurs années "un lieu de culte où étaient prônées une idéologie radicale et des incitations au jihad", selon l'arrêté de la commission. Après la fermeture, de nombreux fidèles se sont mobilisés pour que l'administration revienne sur sa décision. Ils avaient notamment prié à plusieurs reprises sur le parking de la mosquée, pour dénoncer l'absence de salle de remplacement. 

 
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