Sécurité : le maire d'Échirolles demande des renforts

Sécurité : le maire d'Échirolles demande des renforts
Le commissariat de Grenoble, le 29 octobre 2016.

, publié le mardi 28 août 2018 à 12h30

Renzo Sulli, le maire de la commune, regrette qu'Échirolles (Isère) ne fasse pas partie des communes à bénéficier de la nouvelle police de sécurité du quotidien.

Il y a quelques semaines, les policiers de Grenoble (Isère), qui ont qualifié la ville de "Chicago" français, demandaient au gouvernement des renforts. Et la capitale des Alpes n'est pas la seule commune touchée par la violence.

À Échirolles (Isère), en banlieue de Grenoble, la situation est la même.



Renzo Sulli, le maire PCF d'Échirolles, commune limitrophe de Grenoble, tire la sonnette d'alarme. Trafic de drogue, délinquance, manque d'effectif, la ville d'Échirolles n'arrive plus à lutter contre la violence : "Le sentiment ici, c'est un sentiment d'incompréhension. On ne peut pas nous expliquer que l'agglomération grenobloise est plus violente que d'autres et, au moment où il faut mettre les moyens, on ne les met pas", a expliqué le maire à France 3.

La PSQ bientôt étendue à 60 quartiers

Pourtant, en février dernier, Emmanuel Macron avait annoncé la création de la police de sécurité du quotidien, la PSQ. Ces nouveaux effectifs, de 15 à 30 policiers, ont été déployés dans une trentaine de quartiers sensibles. Mais dans l'agglomération grenobloise, aucun quartier ne fait parti du dispositif expérimental.

Le ministère de l'Intérieur, de son côté, a annoncé que la mesure serait étendue à 60 quartiers et, à terme, 10.000 postes de forces de l'ordre devraient être créés dans toute la France. Le maire d'Échirolles, qui espère que sa commune fera partie de la seconde vague d'expérimentation, doit rencontrer le conseiller sécurité du ministre de l'Intérieur, ce mardi 28 août, place Beauvau, pour évoquer le sujet.

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