Savoie : fin de la mutinerie à la prison d'Aiton

Savoie : fin de la mutinerie à la prison d'Aiton
Une aile de la prison de Fresnes (illustration)

, publié le lundi 17 octobre 2016 à 08h40

Une trentaine de détenus du centre de détention d'Aiton (Savoie) ont déclenché dimanche 16 octobre un incendie qui a nécessité l'intervention d'une cinquantaine de pompiers. Le calme est revenu dans la soirée.

Les forces de l'ordre ont réussi à ramener le calme dans la prison dimanche soir et tous les détenus ont rejoint leurs cellules, après un début de soulèvement qui a duré plusieurs heures, a-t-on appris auprès de la préfecture de Savoie.

"Les équipes régionales d'intervention et de sécurité (ERIS) ont repris la main et l'incident est clos", a indiqué à l'AFP le sous-préfet de permanence.

Il y a un seul blessé léger mais des dégâts importants sont à déplorer dans deux sections du centre de détention : 50 cellules sont hors d'usage, précise de son côté le procureur d'Albertville, Jean-Pascal Violet, qui a ouvert une enquête pour destruction par incendie. "L'autorité judiciaire se prononcera sur les suites envisagées", précise de son côté le ministère de la Justice.

INCENDIE D'UN MATELAS

Pour une raison qui reste à déterminer, 25 émeutiers ont volontairement provoqué, vers 15h30, l'incendie d'une "salle d'activité" qu'ils occupaient à un étage du bâtiment en "mettant le feu à des matelas", a indiqué le parquet d'Albertville. "Aucun détenu, ni personnel du centre de détention" n'était blessé dimanche en fin de journée, a déclaré le procureur de la République, qui s'est rendu sur place. "Certains de ces incendies ont pu être maîtrisés par le personnel pénitentiaire. Aucun agent n'a été pris en otage ou blessé", a pour sa part indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué publié en début de soirée.



Les sapeurs-pompiers ont procédé au "désenfumage sous pression" du bâtiment, devant "l'inefficacité du système de la prison", a ajouté le procureur. Une équipe régionale d'intervention et de sécurité, venue de Lyon et spécialisée dans le rétablissement de l'ordre, est intervenue. La gendarmerie a de son côté été dépêchée sur place pour établir un périmètre de sécurité autour de l'établissement. Une cellule de crise a été ouverte au sein de l'administration centrale, où "toutes les équipes sont pleinement mobilisées", avait indiqué le ministère de la Justice dimanche après-midi.

Le centre de détention d'Aiton "compte 200 places et n'est pas affecté par la surpopulation", a précisé le ministère. Le 7 septembre, des incidents avaient déjà éclaté au sein de ce centre de détention, quand neuf détenus avaient refusé de regagner leurs cellules après la promenade. Ils avaient cassé un lavabo et un téléphone dans la cour, et mis le feu à des papiers. Il n'y avait pas eu de blessé

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