"Sarkozy était tout en emportements émotifs", se souvient Barack Obama dans ses mémoires

"Sarkozy était tout en emportements émotifs", se souvient Barack Obama dans ses mémoires
Nicolas Sarkozy et Barack Obama le 4 novembre 2011 à Cannes.

, publié le mardi 17 novembre 2020 à 13h57

Dans le premier tome des mémoires, intitulé "A Promised Land", en librairie mardi 17 novembre, l'ancien président des Etats-Unis livre quelques impressions sur ses anciens homologues, dont Nicolas Sarkozy.

A l'occasion de la sortie en France du premier tome de ses mémoires, Barack Obama a accordé une interview au journaliste François Busnel,diffusée sur France 2 mardi 17 novembre, après le journal de 20H00. Face à l'animateur de "La Grande Librairie" sur France 5, l'ex-président américain a notamment évoqué sa relation avec son ancien homologue français. 

"Je pense que Nicolas Sarkozy a été un partenaire important, comme Angela Merkel, pour résoudre les problèmes auxquels nous devions faire face. Et comme je le décris dans mon livre, Nicolas est quelqu'un qui bouge sans arrêt et qui parle constamment", s'est souvenu l'ancien chef de l'Etat. 

Dans "A Promised Land", ("Une terre promise", éditions Fayard), Barack Obama se montre un peu moins tendre avec l'ancien président français. Il revient notamment sur son premier sommet du G20 à Londres, où il se trouvait avec Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel. "Dans l'ensemble, ils s'entendaient, même si leurs tempéraments n'auraient pas pu être plus différents", écrit-il, rapporte France Inter. "Il n'était pas difficile de savoir lequel de mes deux partenaires européens se révèlerait le plus fiable", assure-t-il par ailleurs, avant de poursuivre. "Ce qui faisait défaut à Sarkozy en matière de cohérence idéologique, il le compensait par l'audace, le charme et une énergie frénétique".

"Sarkozy était tout en emportements émotifs et en propos hyperboliques. Avec sa peau mate, ses traits expressifs, vaguement méditerranéens, et de petite taille (il mesurait à peu près 1,66 mètre, mais portait des talonnettes pour se grandir, on aurait dit un personnage sorti d'un tableau de Toulouse-Lautrec)...", décrit-il encore. L'ancien locataire de la Maison Blanche décrit les discussions avec son homologue " tour à tour amusantes et exaspérantes, ses mains en mouvement perpétuel, sa poitrine bombée comme celle d'un coq nain". 

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