Santé : des femmes appelées à se faire retirer certains types de stérilets

Santé : des femmes appelées à se faire retirer certains types de stérilets©ALAIN JOCARD / AFP

publié le mardi 27 juillet 2021 à 16h50

L'Agence du médicament appelle les femmes porteuses de stérilets de deux marques, dont la commercialisation est suspendue depuis 2020, à se les faire ôter "sans urgence".

Une mesure "de précaution", "sans urgence", a tenu à insister l'Agence du médicament (ANSM) , mardi 27 juillet. Certains stérilets des marques Ancora et Novaplus, dont la commercialisation est déjà suspendue depuis novembre 2019, doivent être retirés préventivement, en raison notamment d'un risque d'expulsion spontanée.


Cette décision concerne au maximum 40.000 femmes en France, porteuses de stérilets de ces deux marques du fabricant espagnol Eurogine, posés essentiellement en 2017 et 2018, et "jusqu'en mars 2019", précise l'ANSM.

"C'est une mesure de précaution, sans urgence, à prévoir lors de la prochaine consultation avec son gynécologue", son médecin généraliste ou sa sage-femme, a expliqué à l'AFP Thierry Thomas, directeur adjoint de l'ANSM chargé des dispositifs médicaux.

En revanche, "en cas de signes évocateurs" d'expulsion (douleurs abdominales, saignements hors règles, fil de traction absent ou trop long, douleur lors des rapports sexuels...), les femmes concernées doivent avoir "le réflexe d'aller consulter immédiatement", a-t-il précisé.

Risques de grossesse non désirée

Le principal risque lié à ce défaut de stabilité est la non efficacité du stérilet comme moyen de contraception, pouvant entraîner des grossesses non désirées. Une recommandation avait déjà été faite de retirer ces stérilets au bout de trois ans, car les expulsions signalées sont survenues en majorité après ce délai.

Mais l'ANSM recommande désormais de faire retirer les dispositifs intra-utérins (DIU) concernés sans attendre trois ans.


En effet, "de nombreux signalements notamment de grossesse ou d'expulsion spontanée continuent d'être rapportés à l'ANSM concernant des modèles Ancora ou Novaplus ayant été posés jusqu'en mars 2019", explique le gendarme des produits de santé.

Mars 2019 correspond au dernier rappel des produits concernés mis en oeuvre par leur distributeur français, c'est donc "la dernière date possible où auraient pu être posés des stérilets" concernés, souligne Thierry Thomas. Eurogine représentait "environ 5% des ventes de stérilets en France jusqu'en 2017", soit quelque 20.000 dispositifs par an, proportion qui a ensuite baissé à 3% en 2018, a précisé Thierry Thomas.
 

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