Saint-Sylvestre : les forces de l'ordre sur le qui-vive pour un réveillon sous couvre-feu

Saint-Sylvestre : les forces de l'ordre sur le qui-vive pour un réveillon sous couvre-feu
Plus de 100 000 policiers et gendarmes seront mobilisés spécialement pour la Saint-Sylvestre

, publié le jeudi 31 décembre 2020 à 19h58

Après une année 2020 dévorée par une pandémie mondiale, le "réveillon du 31" est placé en France sous le signe du couvre-feu, avec 100 000 policiers et gendarmes patrouilleront pour que les rues restent vides. 

Levé pour Noël, le couvre-feu destiné à lutter contre l'épidémie de Covid-19 est bien en place pour la soirée de jeudi : tout déplacement entre 20h00 et 06h00 - sauf raison professionnelle - est interdit.Dans plusieurs départements du nord et de l'ouest, la vente et la consommation d'alcool sur la voie publique ont également été prohibées, parfois dès la mi-journée.


En visite en début de soirée au commissariat de Nanterre (Hauts-de-Seine), le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a insisté sur les consignes données aux préfets "pour que le couvre-feu soit particulièrement respecté". 

"Je n'ai pas d'inquiétude particulière", car "les choses se passent relativement bien", a-t-il indiqué, rappelant que depuis l'instauration du couvre-feu le 15 décembre, les forces de l'ordre avaient procédé à "plus de 560 000 contrôles" et "30 000 verbalisations".


Plus de 100 000 forces de l'ordre mobilisées 

Toute violation du couvre-feu est passible d'une amende de 135 €, qui peut monter jusqu'à 3750 € en cas de répétition des faits.

"Merci aux 132 000 policiers, gendarmes et personnels de la sécurité civile mobilisés ce soir pour la Saint-Sylvestre pour protéger les Français et faire respecter le couvre-feu partout sur le territoire de la République", tweete Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur.


En début de semaine, M. Darmanin avait demandé aux préfets privilégier notamment "la lutte contre les rassemblements non autorisés et les phénomènes de violences urbaines".
A Strasbourg, "le maître-mot est l'occupation du terrain", a prévenu lundi la préfète du Grand-Est et du Bas-Rhin Josiane Chevalier.

Après un réveillon 2019-2020 marqué par des violences visant forces de l'ordre ou pompiers et de nombreuses voitures brûlées, des médiateurs bénévoles seront également présents dans différents quartiers de l'agglomération pour dialoguer avec les habitants et tenter de prévenir des troubles.

Fêtes clandestines 

Au total, a indiqué le ministère de l'Intérieur, 100 000 membres des forces de l'ordre patrouilleront "contre 20 000 pour une soirée normale" soit autant que l'année dernière où des centaines de milliers de personnes étaient attendues ne serait-ce que sur les Champs-Élysées.

La "plus belle avenue du monde", traditionnel lieu de rassemblement festif et parfois éthylique, sera particulièrement surveillée afin d'empêcher toute réunion.Pour limiter les possibilités de rassemblement, le préfet de police de Paris a notamment demandé le concours de la RATP: seule la moitié des 16 lignes du métro fonctionneront à compter de 21H00, avec des fréquences réduites et un nombre limité de stations desservies. 

A Paris et dans le reste du pays, policiers et gendarmes ne feront pas de porte à porte pour vérifier que les Français ne sont pas plus de six à table "et mettre des amendes s'il y a une septième personne", a rassuré jeudi matin sur France Info Marlène Schiappa. 

Mais "tout ce qui peut être un trouble à l'ordre public", comme de grands rassemblements, peut "évidemment" faire l'objet de sanctions, a-t-elle ajouté.En Gironde, les forces de l'ordre veilleront notamment à réprimer "l'organisation de fêtes clandestines ou de rassemblements non autorisés, qui présentent un risque particulièrement élevé pour la santé publique", selon la préfecture. Et les contrôles routiers seront renforcés afin "de lutter contre la conduite sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants". 

Même inquiétude dans certains départements de l'ouest et du nord, qui ont interdit la consommation d'alcool sur la voie publique parfois, dès la mi-journée, ou sa vente à emporter, comme dans les Côte-d'Armor, le Rhône ou l'Ille-et-Vilaine, dont la préfecture entend limiter un "relâchement des gestes barrières qui pourrait contribuer à accélérer le virus"
 

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