Saint-Jean-de-Luz : un cinquième migrant algérien présent lors de l'accident de train a été retrouvé

Saint-Jean-de-Luz : un cinquième migrant algérien présent lors de l'accident de train a été retrouvé
Photo d'illustration

publié le vendredi 15 octobre 2021 à 19h30

Un cinquième homme était présent lors de l'accident de TER qui a coûté la vie à trois migrants. Il a été entendu par les enquêteurs. Un cinquième migrant algérien présent au moment de l'accident de train qui coûté la vie à trois d'entre eux et grièvement blessé un quatrième, mardi 12 octobre dans le sud de la France, a été retrouvé jeudi 14 octobre et entendu, a indiqué une source judiciaire.


Ce migrant algérien de 28 ans, retrouvé dans une rue de Bayonne (sud-ouest) par une patrouille de police, a confirmé à la police le fait que le petit groupe d'exilés, d'abord formé de quatre personnes puis de cinq, avait marché depuis l'Espagne, a expliqué Jérôme Bourrier, le procureur de la République de Bayonne.  

Le groupe empruntait les voies ferrées afin d'échapper à d'éventuels contrôles de police. Dans la nuit, les cinq Algériens se sont allongés sur les voies ferrées pour se reposer. 

Réveil à temps  

L'homme retrouvé jeudi a indiqué s'être réveillé un peu avant les autres et s'être écarté au passage du TER à 05H00, peu avant son entrée en gare de Ciboure en provenance de Hendaye, à la frontière franco-espagnole.Il a pris la fuite après avoir assisté à la scène. 

Mardi 12 novembre, jour de l'accident, le procureur de Bayonne avait expliqué que des papiers relatifs à cinq identités avaient été retrouvés sur les lieux du drame.  "Un certain nombre de documents administratifs ont été trouvés sur les lieux" parmi lesquels "il y a lieu d'identifier 5 personnes alors même qu'à ce jour il n'y a que 4 victimes", avait-il dit, évoquant la possibilité qu'une personne du groupe de migrants ait échappé à l'accident. 

L'Espagne est l'une des principales portes d'entrée en Europe pour les migrants et le Pays basque est l'un des importants points de passage, théâtre de drames comme en août et en mai derniers, avec la mort de deux migrants qui tentaient de traverser le fleuve frontière Bidassoa pour passer en France. 

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