Rythmes scolaires: Bordeaux choisit le retour à la semaine de quatre jours

Rythmes scolaires: Bordeaux choisit le retour à la semaine de quatre jours

Des enfants jouent dans le "moroir d'eau" dans le centre de Bordeaux, le 27 mai 2017

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AFP, publié le lundi 08 janvier 2018 à 16h43

Bordeaux a opté pour un retour à la semaine de quatre jours dès la rentrée de septembre 2018, une mesure qui concernerait près de 17.000 enfants dans les 103 écoles publiques que compte la ville, annonce lundi un communiqué de la Mairie.

Après une "large consultation des familles", sur "les 6.000 réponses" collectées au terme de l'enquête, "60% étaient favorables au retour à la semaine de 4 jours", les conseils d'école s'étant, quant à eux, "déclarés à 80% pour", précise la mairie.

"Au vu de ces résultats la Ville de Bordeaux va donc demander au ministère de l'Education nationale une dérogation (en vertu d'un décret du 27 juin 2017 sur l'organisation de la semaine scolaire, ndlr) afin de revenir à la semaine de 4 jours", selon le communiqué.

Si cela est accepté, la nouvelle disposition serait effective à la rentrée scolaire 2018/2019 et assortie de mesures d'accompagnement.

Parmi ces mesures, sont envisagées la réouverture des centres de loisirs le mercredi matin, l'accompagnement des associations pour le redéploiement de leurs personnels, l'intégration à la convention éducative de nouvelles activités artistiques et culinaires ou encore un travail avec l'Education nationale pour développer l'aide aux devoirs.

La semaine de quatre jours devrait être majoritaire à la rentrée 2018 dans les écoles publiques, sous la pression notamment des parents et des enseignants, selon une enquête de l'Association des maires de France (AMF) sur les rythmes scolaires publiée le 22 novembre 2017.

Outre les 43% des collectivités dont les écoles sont à quatre jours à la rentrée 2017, l'enquête montre que "40% des communes et 45% des intercommunalités ont d'ores et déjà envisagé les quatre jours à la rentrée 2018", selon l'AMF.

Le retour aux quatre jours dès la rentrée 2017 répond aux demandes des parents (83%), conseils d'école (81%) et enseignants (71%), selon cette enquête.

 
12 commentaires - Rythmes scolaires: Bordeaux choisit le retour à la semaine de quatre jours
  • Vive la semaine de 32 heures pour tous !!! Et pour les vacances on fait quoi ???

  • Il y a une cinquantaine d'années auparavant, 5 jours d'école primaire 6h par jour, et pour ceux dont les mamans travaillent, il fallait ajouter l'heure d'étude du soir pas toujours suffisante pour avoir terminé les devoirs et savoir les leçons sur le bout des doigts. Nous partions pour l'école en pleine forme après une bonne nuit de sommeil, couchés avant 21h. Pas un élève endormi sur son pupitre. Nous étions attentifs et gare à ceux qui regardaient le plafond. Les récréations étaient joyeuses. En bref, nous étions heureux et pas épuisés par ce rythme scolaire. Bien sûr, certains avaient des difficultés scolaires. Nos maîtres y remédiaient malgré le nombre de leurs élèves en classe, parfois plus de 40 et pourtant on entendait les mouches voler. S'il le fallait, on redoublait la classe, ce qui permettait aux moins doués pour les études, de ne pas rester sur le bord du chemin et d'avoir un bagage pour avancer dans la vie. Pas de sport, largement compensé par nos jeudis occupés que nous étions à courir en tous sens. Je ne vais pas jusqu'à dire que c'était le bon temps, mais c'était un temps où nous savions ce qu'était le travail et pourquoi il était nécessaire d'apprendre. Une belle école de la vie.

  • Ou est l'intérêt et la santé des enfants? Pour les uns et les autres, seuls comptent les longs week-end à venir

  • Les rythmes scolaires ont été une catastrophe ,mais qu'on s'occupe aussi des écoles qui bafouent la laïcité à Marseille et ailleurs,ministre,recteurs,un peu de courage si vous en avez.

  • Apprendre à Bordeaux va devenir un problème. Tous les pédagogues dignes de ce nom préconisent la semaine au minimum de 4 jours et demi. La descente dans le classement europeen risque de faire mal .....aux enfants mais pas aux parents et les instituteurs qui élèvent le niveau de courage des fonctionnaires

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