RSA : 450 bénéficiaires privés d'allocations dans le Nord

RSA : 450 bénéficiaires privés d'allocations dans le Nord
Un dossier de demande de RSA, dans un centre de la CAF (illustration)

Orange avec AFP, publié le mardi 21 février 2017 à 12h25

Les grandes manœuvres ont débuté. Le département du Nord a lancé son "coup de balai" visant à éclaircir les rangs des bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA).

Objectif affiché : traquer ceux qui n'étaient pas en règle avec Pôle emploi, ou qui étaient en voie de réinsertion. Le "contingent" visé représenterait, selon des chiffres avancés par Le Parisien, près de 45.000 personnes, qui reçoivent l'allocation sans être en règle.

Cette "purge" est considérée comme "une question de vie ou mort", affirme le président du Conseil département du Nord, premier département de France en nombre de bénéficiaires du RSA (115.000). Les premiers effets de l'opération se font déjà sentir. L'enveloppe mensuelle a été réduite de 100€ pour 7.500 allocataires, tandis que 450 autres, qui n'ont pas répondu aux lettres de relance, ont carrément vu leur RSA suspendu pour quatre mois.

"L'idée, c'est de désigner à l'opinion des gens qui seraient des profiteurs. Mais comment vivre avec 400€?", déplore le président d'une association AC! Métropole-Agir ensemble contre le chômage, interrogé par Le Parisien, qui réfute le terme de "profiteurs". "La plupart son obligés de s'en remettre à la Banque alimentaire ou aux Restos du cœur", s'indigne t-il.


Sur le même sujet du RSA, d'autres départements explorent d'autres pistes. Dans le Haut-Rhin, les allocataires vont être incités à pratiquer une activité bénévole et à s'engager par contrat à le faire, a annoncé lundi la collectivité, après l'annulation du dispositif conditionnant le versement de l'allocation au bénévolat.

Un rapport parlementaire sur l'accès aux droits sociaux publié fin 2016 avait rappelé que rien que pour le RSA "socle", le non-recours a été évalué en 2011 à "environ 3,1 milliards d'euros par an non distribués". Un montant largement supérieur à celui de la fraude détectée pour l'ensemble des prestations sociales (425 millions d'euros en 2014).

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