Révolution française : une incroyable trouvaille à Paris ?

Révolution française : une incroyable trouvaille à Paris ?
©Panoramic

, publié le samedi 27 juin 2020 à 19h00

Selon les informations du Parisien, des archéologues ont trouvé des preuves que les ossements des guillotinés de la Concorde ne sont pas tous réunis dans les catacombes du XIVe arrondissement de Paris. Il en existe aussi à la chapelle Expiatoire du VIIIe.

C'est une découverte qui peut faire date dans l'histoire de la France. Le Parisien revient sur l'exceptionnelle découverte de plusieurs chercheurs. Après des années d'enquête, ils peuvent affirmer que tous les squelettes des guillotinés de la Révolution française ne figurent pas dans les catacombes du XIVe comme tout le monde pensait depuis des siècles. Des ossements ont été retrouvés à l'intérieur des murs de la chapelle Expiatoire du VIIIe arrondissement.



Menée par l'administrateur de la chapelle Expiatoire, Aymeric Peniguet de Stoutz, cette enquête a permis de prouver que cet édifice n'est finalement pas uniquement consacré à la mémoire du couple royal Louis XVI et Marie-Antoinette, eux-mêmes guillotinés en 1793. « On vient de découvrir, que c'est aussi une nécropole de la Révolution », annonce l'administrateur.

Dans son rapport du 10 septembre 2018, il explique que « la chapelle basse renferme quatre ossuaires constitués de caisses de bois vraisemblablement tendues de cuir, remplis d'ossements humains ».

Des fouilles très difficiles à effectuer

Aymeric Peniguet de Stoutz refusait de se contenter de la version inscrite à l'entrée des catacombes qui assurait que les « ossements de l'ancien cimetière de la Madeleine » étaient déposés ici. Un autre élément a attiré son attention : dans ses écrits à propos de la chapelle, Louis XVI demandait à ce « qu'aucune terre saturée de victimes ne soit déplacée de ce lieu pour la construction de la chapelle ». Une nouvelle preuve que des squelettes pouvaient peut-être résider au même endroit.

L'archéologue décide alors d'inspecter les lieux mais fait face à une réelle problématique. Comment fouiller sans dégrader ce monument historique majeur de l'histoire du pays ? Il trouve finalement la solution : à l'aide d'une caméra située dans les joints entre deux pierres du bâtiment, il constate la présence d'ossements. « Ici, on voit une phalange. Là, un bout de péroné de 10 cm... », décrit le spécialiste s'occupant de la caméra au Parisien.

« J'en ai pleuré quand il m'a assuré qu'il avait vu des os humains dans ces clichés », se remémore Aymeric Peniguet de Stoutz. S'il n'y a pas de squelette entier, les ossements retrouvés sont très nombreux et pourraient concerner des figures importantes de l'époque : le chimiste Antoine Lavoisier, le duc d'Orléans, Madame du Barry (la dernière maitresse de Louis XV), la féministe Olympe de Gouges ou bien même Robespierre. Ils font tous partie des 500 guillotinés lors de la Révolution française.

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