France

Retraite à l'étranger : vers une simplification des démarches grâce à la biométrie

C'est une petite révolution qui devrait faciliter la vie de milliers de retraités pour toucher leur pension de retraite. En effet, la biométrie va être mise en place pour les retraités vivant à l'étranger afin d'éviter que ces derniers ne soient obligés de se rendre chaque année dans une administration pour signer un certificat d’existence, seul moyen leur permettant de maintenir leurs droits à la retraite.

Quoi de mieux que de profiter de sa retraite loin de l'Hexagone à des millions de kilomètres ? C'est le choix que font des milliers de retraités pour profiter de leurs vieux jours. Un choix qui a ses avantages... et ses inconvénients. En effet, afin de pouvoir continuer de percevoir chaque année une pension de leur organisme de retraite français, les retraités français qui vivent à l'étranger doivent prouver qu'ils sont toujours vivants, comme l'expliquent nos confrères de la rédaction de Cnews. Le but ? Limiter le plus possible les fraudes. Ainsi, afin de pouvoir continuer à toucher leur pension, ces retraités doivent remplir un certificat d'existence qui doit être validé par une autorité compétence (commissariat, mairie, consulat, ambassade) afin d'attester qu'il s'agit de la bonne personne.

Une nouvelle procédure au volontariat

Afin de pallier aux difficultés rencontrées par certains retraités liées au pays dans lequel ils se trouvent, le gouvernement a décidé de mettre en place la biométrie. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a en effet jugée que la biométrie "regroupe l'ensemble des techniques informatiques permettant de reconnaître automatiquement un individu à partir de ses caractéristiques physiques, biologiques, voire comportementales".

L'utilisation de la biométrie a déjà fait l'objet d'un test en 2021 auprès de 200 retraités qui s'étaient portés volontaires. La simple utilisation d'un smartphone permet ainsi de prouver que la personne qui l'utilise est bien vivante, et ce, sans avoir besoin de se rendre dans une administration. Désormais généralisée après avoir été annoncée dans le cadre du plan anti-fraude par l'ancien ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, en mai dernier, l'application sera gérée par le Groupement d'intérêt public (GIP) Union retraite. Son utilisation restera quant à elle basée sur le volontariat, les retraités ne voulant pas l'utiliser n'y étant pas obligés.

publié le 5 août à 19h45, Kévin Comby, 6Médias

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