Retrait de la Légion d'honneur à Bachar al-Assad : "une mesure de salubrité", estime Le Drian

Retrait de la Légion d'honneur à Bachar al-Assad : "une mesure de salubrité", estime Le Drian

Jean-Yves Le Drian à Belgrade, le 12 avril

Orange avec AFP, publié le mardi 17 avril 2018 à 13h34

Invité de la matinale de France Info mardi, le ministre des Affaires étrangères est revenu sur la décision du gouverment de retirer la Légion d'honneur à Bachar al-Assad. Le président syrien avait été décoré par Jacques Chirac en 2001.

Mardi 17 avril, Jean-Yves Le Drian a confirmé le retrait prochain de la Légion d'honneur à Bachar al-Assad. "Je trouve que c'est une mesure de salubrité", a déclaré le chef de la diplomatie française, au micro de France Info. Lundi soir, deux jours après les frappes aériennes françaises et américaines contre les capacités chimiques du régime syrien, l'Élysée avait annoncé que la plus haute distinction française, créée par Napoléon Ier, allait être retirée au président syrien.

Bachar al-Assad, au pouvoir depuis l'an 2000, avait été fait grand-croix de la Légion d'honneur, le plus haut grade, par Jacques Chirac en 2001.

Ligne rouge

"Tout laisse à penser" que la Syrie n'est plus en mesure de fabriquer des armes chimiques, a également commenté Jean-Yves Le Drian. "Mais il est clair pour Bachar al-Assad que si d'aventure il franchissait à nouveau cette ligne rouge, évidemment la riposte serait identique", a ajouté le ministre. " Le sujet, c'est l'arme chimique. Nous n'avons pas déclaré la guerre à Bachar al-Assad ou à ses alliés. Nous avons simplement fait en sorte que l'arme chimique ne soit plus employée et qu'on ne rajoute pas cette terreur au peuple syrien." 

"Lorsque la France prend des engagements (...) elle les tient. Si d'aventure ces engagements ne sont pas tenus, nous frappons pour les faire respecter", a-t-il conclu. Il a réitéré le souhait, exprimé par le président Emmanuel Macron, que les raids aériens menés dans la nuit de vendredi à samedi par les aviations américaine, britannique et française ouvrent la voie à un déblocage du processus politique de règlement de la crise syrienne, sous l'égide de l'ONU, actuellement dans l'impasse. 

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