Réouverture des terrasses : quelques débordements, Jean Castex appelle "à la responsabilité"

Réouverture des terrasses : quelques débordements, Jean Castex appelle "à la responsabilité"
La terrasse d'un café à Bordeaux, le 19 mai 2021.

publié le jeudi 20 mai 2021 à 11h15

La police a dû intervenir à Amiens, Bordeaux, Paris, Lille ou encore Rennes pour mettre fin aux rassemblements après le couvre-feu. Les policiers ont même dû utiliser des gaz lacrymogènes dans la capitale bretonne. 

Dans certaines villes de France il a été difficile de faire respecter le couvre-feu mercredi 19 mai au soir, des fêtards entendant profiter de la première soirée de réouverture des terrasses au-delà de 21 heures.

A Amiens, Bordeaux, Paris et Rennes, la police a même dû intervenir. Jeudi, le Premier ministre Jean Castex a lancé un "appel à la responsabilité".


A Rennes, des centaines de personnes se sont ainsi rassemblées dès l'après-midi sur les terrasses de la place Sainte-Anne ainsi que dans les rues adjacentes dont la célèbre rue "de la soif", connue pour ses nombreux troquets. A 21 heures, nouvelle heure du couvre-feu, la foule ne s'est pas dispersée. "Il y a eu un feu de palettes vers 21h45, avec des personnes qui étaient rentrées sur le chantier de l'église et sont montées sur des cabanons, nécessitant l'intervention de la police. Ca a duré une heure", a précisé à l'AFP un officier de permanence du commissariat de Rennes. Des gaz lacrymogènes ont été tirés en réponse à des projectiles.Les pompiers ont indiqué qu'ils étaient intervenus vers 22h30 pour éteindre le feu place Saint-Anne. Le calme est revenu vers 23 heures. 



A Bordeaux également, la fête s'est poursuivie une partie de la nuit. Si les terrasses de la ville n'ont pas désemplies de la journée, jeunes et moins jeunes ont poursuivi les célébrations sur la place Lafargue jusqu'à 23 heures au moins. Selon France Bleu Gironde, la place était "complètement pleine" deux heures après le couvre-feu. Alcool et musique étaient au rendez-vous des fêtards qui ont chanté et dansé une partie de la nuit. Le passage vers 22 heures d'une voiture de police a fait partir certains participants, mais une centaine de personnes sont restées, rapporte la radio.


A Paris, les forces de l'ordre ont également dû intervenir pour faire respecter le couvre-feu et évacuer les terrasses ou les rues. Ce fût notamment le cas place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de la capitale, ou rue de Lappe, dans le 11e arrondissement. Aucun débordement n'a toutefois été signalé. A Amiens et Lille, plusieurs bars ont été contraints de fermer boutique plus tôt en raison de l'afflux de clients et du non-respect des règles sanitaires, ont également rapporté France Bleu Picardie et Lilleactu.


Lors d'un déplacement à Blois (Loir-et-Cher) jeudi, le Premier ministre Jean Castex a lancé un "appel à la responsabilité". "Hier c'était la réouverture, on comprend qu'il y a eu un engouement mais j'appelle tout le monde, c'est notre intérêt commun, à respecter les règles", a souligné le chef du gouvernement. 

"On a organisé une réouverture progressive avec des étapes, des protocoles qui ont été non pas imposés mais concertés avec des professionnels", a poursuivi le chef du gouvernement. "C'est notre intérêt collectif à tous de respecter les règles", a martelé Jean Castex. "Les gens aiment rester en terrasse, bien entendu. Personne ne veut qu'on les ferme, ce n'est pas l'objectif. (...) Cela suppose une discipline collective, c'est à notre portée", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a lui-même pris un café en terrasse sous les caméras, après avoir déjà siroté un café très médiatique la veille, à quelques encablures de l'Elysée, avec Emmanuel Macron.
 

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