Réouverture des écoles le 11 mai : une décision "hasardeuse" pour Jean-Luc Mélenchon

Réouverture des écoles le 11 mai : une décision "hasardeuse" pour Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon se dit "mal à l'aise" à l'idée d'une réouverture des écoles le 11 mai
A lire aussi

, publié le dimanche 19 avril 2020 à 16h30

S'il avait un enfant en âge d'aller à l'école, il ne voudrait pas qu'il y retourne à compter du 11 mai prochain, date possible de la réouverture des écoles et du déconfinement. C'est ce qu'a estimé dimanche 19 avril Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de BFMTV.

Le chef de file des Insoumis a mis en garde sur une décision "hasardeuse", qui serait prise uniquement pour des raisons économiques. 

Une décision "hasardeuse". Pour Jean-Luc Mélenchon, la possible réouverture des écoles à compter du 11 mai et du début du déconfinement le met "mal à l'aise". "Un déconfinement qui n'est pas méthodiquement organisé est dangereux", a-t-il prévenu.

Interrogé dimanche 19 avril sur le plateau de BFMTV, le chef de file des Insoumis a assuré que pour sa part il n'y "enverrait pas" son enfant s'il en avait un de cet âge. "La mesure pour l'école, j'ai l'impression qu'elle n'a été prise que pour permettre aux gens de retourner au travail", a-t-analysé, précisant que "l'école n'est pas une garderie".  Le député des Bouches-du-Rhône craint que cette décision ait été prise "parce que la compétition continue entre les différentes économies".


Nécessité de prendre "les autres mesures"

"Personnellement, il y aurait un petit à la maison, ce qui n'est pas mon cas, je ne l'enverrais pas à l'école et je pense que, comme moi, des dizaines de gens" ne le feront pas, a martelé Jean-Luc Mélenchon.
 
"Je le dis clairement : ramener les gosses à l'école si on n'a pas pris les autres mesures", comme le port de masques et les tests "en masse", "ça me met mal à l'aise parce que les enfants naturellement véhiculent les virus", a-t-il expliqué en critiquant une "décision hasardeuse".

"Ce qui m'inquiète, c'est le sentiment que la compétition continue entre les nations qui constituent l'Europe, notamment pour les dates de déconfinement avec l'idée que le premier sorti sera le premier à pouvoir pourvoir les marchés", a-t-il insisté.

"Gros doute" sur le nombre de décès en Allemagne

Jean-Luc Mélenchon a également dit avoir "un gros doute" sur le nombre de décès liés au coronavirus en Allemagne, officiellement bien moins important (moins de 4.000 morts) qu'en France (19.323).

"J'attends à la sortie de savoir quelle sera la vraie différence de mortalité parce que c'est un peu facile quand on est un État fédéral, que tous les résultats arrivent pas en même temps et qu'on n'analyse pas les causes de la mort des personnes âgées, c'est facile d'avoir des résultats meilleurs qu'ailleurs", a-t-il précisé, tout en approuvant leur politique de "tester à fond" et de "mettre en quarantaine" les cas positifs.

Le député a critiqué Emmanuel Macron "qui s'en prend aux Chinois". "Moi je leur dis merci aux Chinois", a-il assené, ajoutant que "les Chinois sont l'atelier du monde, il faut s'entendre avec eux".
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.