France

Rentrée scolaire : qu’est-ce que le Pacte enseignant et pourquoi fait-il polémique ?

Nouveauté de la rentrée scolaire 2023, le Pacte enseignant qui sera distribué sous forme de prospectus aux professeurs dès le 4 septembre prochain, ne fait pas l’unanimité au sein du corps professoral, comme l’explique BFM TV.

Alors que les enfants et les adolescents profitent de ce dernier week-end de vacances, des enseignants du premier (écoles primaires) et second degré (collèges et lycées) se mobilisent contre le Pacte enseignant, indique BFM TV. Annoncé par Emmanuel Macron en mars dernier, ce Pacte sera distribué aux professeurs dès le lundi 4 septembre sous la forme de prospectus.

C’est une nouveauté de cette rentrée 2023 qui propose aux enseignants sur la base du volontariat "une combinaison de missions supplémentaires". Chaque mission de 18 ou 24 heures est rémunérée 1 250 euros brut par an. Les professeurs ont la possibilité de cumuler trois missions et six missions en lycée professionnel, résume BFM TV.

Le Pacte prévoit, entre autres, pour les enseignants du premier degré d’assurer l’heure de soutien "pour les élèves rencontrant des difficultés" ou l’heure d’approfondissement en maths et en français (obligatoire en 6e), comme on peut le lire sur le site du ministère de l’Éducation nationale.

Pour les professeurs volontaires du second degré, le Pacte enseignant indique par exemple qu’ils et elles pourront assurer des "remplacements de courte durée", intervenir dans le dispositif "Devoirs faits", accompagner des élèves en difficulté, toujours sur le site du ministère de l’Éducation nationale.

Un Pacte loin de faire l’unanimité

Plusieurs professeurs et leurs syndicats ont fait part de leurs mécontentements aux chefs d’établissements et dans les médias. Pour Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du syndicat enseignant SNES-FSU, "c’est du travailler en plus pour s’épuiser plus", indique-t-elle sur BFM TV en ajoutant que "selon une enquête du ministère, la moitié des enseignants travaillent plus de 43 heures par semaine".

Certains enseignants fustigent aussi la mise en place "tardive et dans l’urgence de ce pacte". "Ça s'est mis en place dans le désordre et la désinformation", martèle Jean-Rémi Girard, professeur de lettres modernes et président du Syndicat national des lycées et des collèges sur BFM TV. Et pour Sophie Santraud, secrétaire fédérale SGEN-CFDT : "S'imaginer que le pacte va tout changer, c'est une erreur."

publié le 2 septembre à 16h04, Capucine Trollion, 6Médias

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