Renault prend ses distances avec Carlos Ghosn et lui refuse sa retraite-chapeau

Renault prend ses distances avec Carlos Ghosn et lui refuse sa retraite-chapeau
Carlos Ghosn, le 3 avril 2019, à Tokyo

, publié le mercredi 03 avril 2019 à 18h28

Le groupe automobile pointe de "graves déficiences" dans la gestion de la filiale Renault-Nissan aux Pays-Bas, que dirigeait Carlos Ghosn. Ce dernier ne devrait par ailleurs pas recevoir de "retraite-chapeau".

L'audit de la filiale commune de Renault et Nissan aux Pays-Bas (RNBV), initié après l'arrestation de Carlos Ghosn au Japon, soulève de "sérieux questionnements" à propos de la conformité de plusieurs millions d'euros de dépenses, a annoncé Renault mercredi 3 avril dans un communiqué. L'étude des comptes de RNBV "fait ressortir de graves déficiences au plan de la transparence financière et des procédures de contrôle des dépenses", est-il précisé.


Le groupe automobile a par ailleurs indiqué que Carlos Ghosn ne pourrait prétendre à une "retraite-chapeau" comme ancien membre du comité exécutif du groupe Renault car il ne remplit pas les conditions nécessaires pour la toucher. "Aucune rente ne pourra lui être versée à ce titre", précise Renault au sujet de son ancien président. Ce dispositif de retraite est notamment soumis à une condition de présence du mandataire social au moment où il fait valoir ses droits à la retraite.

Actuellement assigné à résidence dans la capitale japonaise, Carlos Ghosn nie toute malversation. Lors d'un entretien dans la prison où il était détenu, il avait dénoncé "un complot" ourdi par Nissan pour faire échec à son projet d'intégration plus poussée du groupe avec Renault. L'ex-grand patron fait l'objet de trois inculpations, dont deux pour avoir omis de déclarer une grande partie de ses revenus, sur la période cumulée 2010-2018, dans des documents de Nissan remis aux autorités boursières. 

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